WANTED DEAD AND ALIVE !

Un article de blog anodin pour vous déclarer cet avis de recherche (ou de décès)...

Quelqu'un m'a piqué mon beau vélo Jean Stablinsky à Nantes durant le week-end allongé du 21 juin 2014 !

Son histoire mérite que je parle de lui publiquement... Lorsque je suis parti d'Angers, un de mes cadeaux de départ fut ce magnifique vélo des années 70 à remettre en état. Il était complet, du guidon aux roulements de pédalier, garni avec une sonette badgée "I Love my Bike" de circonstance.

Pendant mon séjour à Toulouse, je l'ai laissé de côté (comme j'ai un peu laissé tout de côté pendant que mon séjour dans le sud-ouest). Quand je suis revenu travailler à Nantes, je me suis dit que ce serait bien d'avoir un vélo pour faire les trajets gare-boulot/boulot-gare, histoire d'économiser un abonnement de transport en commun. Aussi, je me suis vite lancé dans la remise en état de l'engin pour en faire un outil de déplacement adapté à la ville.

J'ai mis près de trois week-ends pour tout reconditionner. J'ai absolument tout démonté (y compris la fourche), regraissé tous les roulements (direction/pédales/pédaliers/roues/dérailleur), nettoyé tout ce qui pouvait l'être, changé les gaines et les câbles de frein. J'ai même effectué quelques retouches de peinture sur le cadre (avec de la peinture métal blanc car je n'avais que ça sous la main). J'ai changé les patins de frein et je suis même allé jusqu'à faire fonctionner correctement la dynamo et changer l'axe de pédalier par un modèle avec moins de jeu. J'ai consacré finalement pas mal de temps pour cette remise en état complète qui sans être absolue était d'un (trop sans doute) bon niveau. Les tests routiers que j'avais fait m'ont montré qu'il ne faisait aucun bruit en roulant ce qui est souvent signe d'un bon boulot !

Mais voilà, à peine un mois après sa mise en service, je ne l'ai pas retrouvé un lundi matin !!! Des collègues m'avaient bien recommandé de prendre une place de parking vélo sécurisé au parking de la gare de Nantes mais je me suis dit que ça attendrait le début de vacances scolaires. J'avais également l'impression qu'un vélo comme ça qui coûte sans doute moins de 30€ en occasion ne risquait pas de se faire voler. Bien mal m'en a pris... C'était sans compter l'appétit pour la touche vintage qui intéresse tant les urbains qui préparent de fixies... A moins que ce soit juste un mec bourré avec une pince qui s'est barré avec sur 300 mètres avant de le balancer par dessus le trottoir.

Je ne me fais plus vraiment d'illusions: je ne retrouverai jamais mon beau vélo !

Aujourd'hui, je roule avec mon vélo habituel (qui est encore plus vieux et qui mérite une sacrée révision). Mais j'ai retenu la leçon: j'ai pris une place de parking sécurisé (30€ par an) et j'ai investi dans un vrai dispositif antivol (un U assez lourd mais assez solide). Pour me consoler, il me reste un autre vélo à retaper qui vient de Toulouse et qui est sans doute plus ancien et en meilleur état. Il me fera une machine de déplacement stylée pour pas cher...

Quand il sera terminé, il faudra bien que j'en parle un peu dans ce blog !