Introduction

Comme au mois de mars, je continue mon périple littéraire et pour le mois d'avril, j'ai finalement pris le temps de lire 2 livres complets dont voici mes impressions...

"Passer par le Nord" d'Isabelle Autissier et Erik Orsenna

Pour résumer ce livre publié en 2014 (donc assez récent), je dirai qu'il s'agit d'une approche synthétique et généraliste de l'évaluation de ce que représente les différentes routes maritimes de l'Arctique aujourd'hui, ainsi que leur probable avenir.

Isabelle Autissier et Erik Orsenna essayent d'abord de nous faire vivre une partie de leur voyage dans l'arctique, à travers les différents lieux qu'ils ont visité en bateau, en commençant de la Norvège pour se terminer dans le détroit de Béring.

Cette introduction nous permet de nous remettre en perspective la géographie des lieux qui reste souvent méconnue, même dans ses grandes lignes. Connaissez-vous les îles situées au nord de la Sibérie, à l'Est du Svalbard ? Pour ma part, je n'avais qu'une vague notion d'où était située la Terre François-Joseph ou encore qu'il y avait des îles de Nouvelle-Sibérie. Et pourtant, j'ai lu Jean Malaurie ! Le livre nous trace également leur histoire, de leur découverte à nos jours et c'est très instructif.

Après cette présentation, vient le sujet du livre, dans ses détails sur la mise en place d'une route maritime dans le Nord. On y apprend qu'elle existe déjà en fait, et ce, depuis les années 60, organisée par l'URSS et ses brise-glaces nucléaires (dont l'un d'entre eux a vraisemblablement perdu un réacteur défaillant en pleine mer dans les années 60). J'ai également compris qu'en ce moment, à cause du réchauffement climatique, l'accès à l'Arctique devient plus facile et cela a un impact économique majeur pour les régions isolées comme la Sibérie. En effet, la volonté nationale russe est de ré-équipper et ré-ensemencer en hommes ces territoires tombés dans l'oubli de la chute du communisme dans le début des années 1990. Des voies sont ouvertes, des flottes sont recréées, des villes repoussent, des mines s'agrandissent, une vraie Telegraph Road.

L'autre route qui intéresse aussi le camp d'en face est celle du passage du Nord-Ouest, point d'intérêt de l'ancien gouvernement canadien et de son ex-premier ministre si buté et si centré sur la connerie économique avec son plan Grand Nord. Le foisonnement y est moins intense que du côté russe à cause principalement des effets moindres du réchauffement climatique sur cette partie du globe, où la route n'est pas encore ouverte mais les appétits économiques sont complètement ouverts, eux.

Par la suite, les auteurs s'intéressent à la vie animale si particulière de ces milieux à la fois pauvres car les conditions y sont difficiles mais également foisonnants grâce à certaines singularités dans les alternances de courants chauds comme le Gulf Stream et par le rôle finalement protecteur de la glace. Mais dieu, qu'il doit être difficile pour un être animal qui a des milliers d'années d'adaptation au froid, de se retrouver dans un monde qui se réchauffe si vite qu'une seule génération d'êtres humains est capable de le ressentir à l'aune de leur courte existence...

La conclusion semble assez sombre quoique malheureusement réaliste. L'histoire se répète: certains hommes se révèlent suffisamment cupides et assoiffés de ressources naturelles qu'ils pourront transformer à loisirs en monnaie sonnante et trébuchante pour mieux satisfaire leurs besoins non vitaux. Peu importe les risques sur les autres humains qu'ils soient les esclaves travailleurs des systèmes d'exploitation ou les autochtones des lieux, sachant exploiter l'harmonie si rare de nos jours entre le milieu géographique et la culture humaine; peu importe la pression sur le reste de la Nature, la résiliente flore et la robuste faune qui paraissent si fragiles en face de cette forme de prédation implacable; seul le fric compte !

D'une manière générale, le livre est assez facile à lire, parfois même attirant. Mais la réalité qu'il dépeint fait froid dans le dos. On finit par se rendre compte qu'il n'existera bientôt plus de lieux vraiment préservés de l'action néfaste de l'être humain sur cette planète et c'est vraiment dommage que cette conquête soit aussi exhaustive.

"La billebaude" de Henri Vincenot

Mon histoire avec ce livre commence il y a près de 30 ans. Il était tout simplement dans la bibliothèque de mes grands-parents et il avait une couverture assez intéressante pour un enfant: il y avait une représentation d'animaux sauvages dessinés avec des couleurs vives. J'avais à l'époque demandé à ma grand-mère si je pouvais le lire mais elle m'avait répondu que ce n'était pas un livre de mon âge. Le titre imprononçable pour un enfant mais si intriguant ne pouvait que rester ancré dans un recoin de ma mémoire.

Et il y est resté pendant plus de trente années, jusqu'à ce que je retombe dessus, un peu par hasard. Mais cette fois, j'ai considéré que ce devait être un livre plus de mon âge et je me suis lancé dans l'aventure. Et j'ai été extraordinairement surpris.

J'ai eu un grand moment de doute lors de la lecture du premier chapitre. En effet, je lisais bien que le sujet était orienté autour de la chasse, sujet qui ne m'intéresse guère (je n'ai jamais eu la fibre ni l'éthique à ça, comme nombre de mes contemporains). Mais après m'être accroché un peu, j'ai vraiment apprécié les écrits d'Henri Vincenot.

Pour faire le résumé, Vincenot est un auteur "franco-français" dont le sujet principal d'écriture est la ruralité dans son aspect transversal et comme modèle de société. La Billebaude est un terme qui qualifie le mode de chasse dans le patois bourguignon. Dans ce livre, Henri Vincenot nous compte une partie de sa vie d'enfant à jeune adulte dans la France rurale de l'époque (de 1927 aux environs de 1936). Il y dépeint sa réalité de l'époque, dans toute son intimité d'enfant, dans le modèle familial de ce moment. Publié en 1978, "La Billebaude" était un best-seller des années 80 et voilà sans doute pourquoi, avec le sujet, l'époque qui correspondait en tout point à celle que mes propres grands-parents ont connue, ce livre s'est retrouvé sur leur bibliothèque.

L'histoire raconte l'évolution de la vie d'Henri Vincenot, enfant dans un village assez reculé, situé en Bourgogne dans les années 30. Il y vit avec son grand père (le père Tremblot), sa grand-mère, sa mère (son père étant, un grand classique, décédé pendant la guerre de 1914) et nombre de ses aieux. Son grand-père est compagnon bourrelier (la personne qui s'occupait de gérer tout ce qui était en cuir à l'époque, notamment, les colliers de travaux des chevaux) mais c'est aussi et surtout un fin chasseur et, bien entendu, il fait partager cette passion à son petit-fils qui apprécie vraiment cette activité et qu'il nous décrit avec force de détails. Vincenot raconte, en plus des épisodes de chasse, l'organisation de la société rurale de l'époque et nous livre, au passage, de courtes analyses de comparaison entre la période de publication du livre (la fin des années 1970) et celle de l'époque de son enfance.

A lire ce livre en 2017, avec pratiquement un siècle de recul, on peut aborder l'oeuvre sous une forme de documentaire du passé, un reportage de l'intérieur, un témoignage d'intérêt. Malgré moi, c'est comme ça que je l'ai abordé et cette étude s'est finalement révélée d'un grand intérêt. Sans en prendre conscience, ce livre m'a permis de faire l'analyse du fonctionnement de notre société actuelle avec le regard des anciens et j'avoue que cet exercice est vraiment passionnant.

Car même si l'époque est assez ancienne (près de 90 années nous sépare), on retrouve un très grand nombre de similitudes par rapport aux problèmes actuels qui tend à nous montrer que, finalement, l'Histoire ne semble qu'être une répétition infinie d'étapes toutes identiques mais dont le souvenir s'efface génération après génération. Car c'est bien de cela qu'il s'agit...

Commençons par parler du cercle familial. Ce dernier est extrèmement large à l'époque. Dans la famille de Vincenot, les personnes âgées ont toutes un grand âge. Il vit avec la majorité de ses arrières-grands-parents qui approchent tous les 90 ans. Ce qui tend à montrer, sans généraliser, que l'espérance de vie dans les villages de l'époque était sans doute d'un très bon niveau et que ce n'est pas une "invention" si moderne que ça. Bien entendu, ces "vieux" étaient tous capables d'avoir une activité physique minimale, ce qui leur permettait de compter au sein de la famille, d'avoir une vraie place, de faire partie du système et d'avoir un rôle véritable et pour lequel on peut avoir de la reconnaissance. Car les aieux n'étaient tout simplement pas mis en maison de retraite comme aujourd'hui, à dépérir et à s'ennuyer. Ils s'occupaient des enfants et des menus travaux mais sans eux la vie aurait été bien plus complexe. Dans ce monde, pas de nounous, pas de baby-sitter, pas besoin de payer des gens pour garder des enfants et pas besoin de payer des retraites et des maisons de retraite. L'avis de Vincenot semble se prononcer plutôt en faveur de cet ancien système qui lui semblait plus avantageux et avec lequel je suis sans doute d'accord. Moins de solitude, moins de remise au rebut de la société, moins de gérontophobie dans la société, c'est sans doute mieux que maintenant même si tout le monde n'a pas la chance d'avoir une santé de bourguignon de l'époque. Car cette santé est bien relative puisque Vincenot nous parle d'une jeune femme de l'époque qui se meurt à petit feu (la petite Kiaire) de la tuberculose ou d'une pneumonie.

Sur le sujet de la santé, il y a un élément qui m'a frappé, c'est la connaissance par les personnes de l'époque d'un très grand nombre de plantes destinées à soigner. C'était à la fois un élément culturel important et une discipline à part qui semble s'être perdue, au moins pour le commun des mortels (par rapport au docteur en pharmacie). En effet, il semble que les femmes de l'époque se transmettaient des ensembles de recettes à base de nombreuses plantes dont la culture et la récolte faisait partie du processus de vie courante, au même titre que les cultures de céréales, la gestion des fumures, les opérations liées à l'élevage. C'est quelque-chose qui a disparu aujourd'hui: à part l'acide salicylique du saule, plus personne à part les spécialistes n'a de connaissance sur les propriétés des plantes. Le fait d'avoir arrêté de les cultiver ou de les ramasser est également un indicateur de cette disparition. Il y avait à mon avis, une véritable discipline qui s'est effacée avec le temps et c'est bien dommage.

Toujours sur le sujet de la santé, quand on lit la description des menus des repas de l'époque, on a l'impression que tout le monde devait être obèse. Franchement, plusieurs plats principaux qui se terminent avec une omelette en supplément, le tout accompagné d'une bonne dose de crème (maison et utilisée même pour les repas maigres), sans compter les desserts, on doit facilement taper dans les plus de 3000kCal par repas ! En plus les produits de l'époque étaient sans doute d'une meilleure qualité nutrionnelle qu'ajourd'hui et le gras était vu dans ce qu'il y avait de meilleur (c'est bon le gras !). Néanmoins, je veux bien croire que l'obésité n'était sans doute pas un fléau à l'époque. Qu'est-ce-qui peut expliquer la différence ? Sans doute l'activité physique je dirais. A l'époque, il y a avait peu de métiers de bureau qui imposaient de poser ses fesses sur une chaise pendant plus de huit heures par jour. Il fallait se bouger physiquement et pas qu'un peu. C'est mon facteur d'explications.

Un des autres passages qui m'a marqué est l'histoire du monument aux morts. De nos jours, quelle commune n'a pas son monument aux morts ? Ces élévations sont tellement courantes pour nous que nous avons cessé de nous interroger sur leur origine. Vincenot raconte qu'en 1927, il n'y avait pas de monument aux morts dans son village et que les gens n'en voulaient simplement pas. Près de 10 ans après la fin de la guerre, ça peut faire beaucoup. Les habitants finissent enfin par se décider à implanter le monument, non pas en raison de leur patriotisme mais simplement parce que tous les autres villages sont déjà équipés et qu'on ne sait pas si on aura droit à la subvention lors de la prochaine loi de finance ! Qui aurait cru qu'un village profond de la Bourgogne n'ait cure de cet ensemble symbolique d'une époque ?

Mais même si Henri Vincenot, dans une sorte d'esprit vieille France ne fait pas vraiment de politique, je retiens néanmoins certains éléments qui sont véritablement emprunts de sens et d'une vision qui mérite analyse, dans ces premières décénnies du 21ème siècle. Cette analyse concerne l'emploi en France, sujet essentiel de l'entre-deux tours de cette élection présidentielle de 2017 (et aussi de celles des 30 dernières années).

Car dans les années 30, en Bourgogne du moins, et dans le village de Vincenot particulièrement, c'est le plein emploi ! Tout le monde a une activité rémunérée, personne n'est au chômage ! Ça peut paraître invraisemblable de considérer que dans un milieu rural assez fermé, il n'y ait pas au moins un seul problème de manque d'activité mais c'est bien le cas. Vincenot cite le seul cas de pauvreté qu'il connaît et qui est celui d'une famille trop nombreuse (une dizaine d'enfant dans un couple, ça laisse des traces). Selon Vincenot, la cause de cette pauvreté est bien directement liée au nombre d'enfants. Néanmoins, ce plein emploi est bien particulier: tout le monde est, à quelques exceptions près, agriculteur. Et c'est là une différence de société importante. Par ce moyen, chacun dispose d'un moyen de subsistance digne de ce nom, personne n'est obligé de faire la manche, de vivre de l'assistance publique ou de la charité. Personne ne crève la faim, tout le monde a un toît pour s'abriter, tout le monde a une activité qui empêche de s'ennuyer et tout le monde a un rôle reconnu dans la société.

Mais effectivement, comparer avec l'année 2017 serait un trop gros décalage temporel. Car le niveau de vie était sans doute beaucoup plus faible que l'actuel: pas de high-tech, beaucoup d'activité manuelle, beaucoup de travail physique, très peu de dépenses, une économie plutôt informelle, pas souterraine mais en tout cas, pas du tout axée sur le grand capital. Et tout le monde semble s'accomoder de ce modèle assez simple, robuste, résilient qui offre une place à chacun. C'est vrai que pour ma part, mon jugement biaisé d'ingénieur agricole a tôt fait de trouver dans ce modèle rural quelque-chose de rassurant: avec la terre, tout va bien. L'agriculture permet de s'affranchir de l'asservissement de l'homme par l'homme et contribue a forger la liberté. C'est un point de vue qui peut paraître subjectif et dépassé en 2017 mais force est de constater qu'il y a moins d'un siècle, c'était la norme et ce, depuis au moins la dernière réforme agraire de partage des terres agricoles. Et dire qu'aujourd'hui, le secteur agricole est continuellement en crise depuis les années 80 ! Je ne dis pas que la solution est le retour à la terre mais, dans tous les cas, il constitue un modèle éprouvé, sans doute adapté à certains membres de notre société; aussi ne faut-il pas le rejeter d'un trait en le qualifiant de vision passéiste.

Un autre point d'intérêt politique est la vision du monde sur le progrès. En 2017, cela reste toujours une question: de plus en plus de métiers disparaissent et de moins en moins d'humains ont un emploi. On a l'impression que c'est quelquechose d'assez récent, compte tenu des dernières années qui ont connues un sacré effort de robotisation et d'automatisation de l'activité, particulièrement dans l'industrie et dans les services. Mais, dans les années 1930, ça l'était déjà. En effet, comme je l'ai décrit plus haut, la France des années 30 est fortement rurale mais c'est également au cours de ces années que le monde agricole commence à se moderniser fortement, notamment avec l'arrivée des premières faucheuses et des moisonneuses (lieuses aussi), à cheval ou à cheval vapeur. Cela a une conséquence assez importante sur l'emploi agricole: là où il faut 10 faucheurs pour faucher un hectare de prairie, un seul conducteur de faucheuse fait le même travail en moins de temps grâce à une faucheuse automatique. De fait, et assez rapidement, les ouvriers agricoles qui étaient légion à l'époque, se retrouvent sans travail et sont obligés de fuir dans les villes où, à cette époque là, certes il y avait plus de travail que maintenant grâce à une industrie plus en forme respectivement que celle de 2017, mais où les conditions de subsistances étaient bien plus rudes, surtout à la suite de la crise de 1929.

J'ai aussi été touché par la vision de ces disparitions et cette prise de conscience des travailleurs de l'époque: ils voyaient bien que leur métier disparaissait, que leur art allait s'arrêter pour être remplacé par un travail automatique, standardisé et cela les frappaient, les rendaient tristes, nostalgiques, moins confiants dans l'avenir qu'auparavant et surtout, sans espoir de transmettre leur vision du monde par leur activité artisanale. Dès les années 30, ils avaient déjà conscience que tout cela allait s'arrêter un jour et qu'apparaîtrait alors des problèmes insoupsonnables à l'époque. Et encore, pouvaient-ils se reposer sur leur modèle robuste d'économie agricole de subsistance... ce qui n'est plus le cas de nos jours. Je finis par croire que finalement, toutes les générations depuis la révolution industrielle ont connu, de leur vivant, la fin de leur époque de travail, de leur modèle, sans cesse remplacé par un autre mais qui a toujours besoin de moins en moins d'êtres humains pour fonctionner. Difficile de continuer l'adage moyen de subsistance=emploi dans ces conditions...

Enfin, ce qui m'a beaucoup frappé, reste la promesse de Vincenot de revenir au pays. En effet, au cours de ses promenades dans les territoires aux alentours de son village d'enfance, il tombe sur un lieu isolé: un ancien hameau, abandonné depuis quelques années , qui le frappe par la beauté de son isolation. Il fait la promesse d'y revenir un jour...

Car Henri Vincenot doit partir, quitter le village qu'il a décrit comme une espèce de jardin d'Eden pour rentrer dans ce siècle de modernité, juste entrecoupé par une deuxième guerre mondiale, en étant poussé à devenir ingénieur, le type planqué dans un bureau qui "modernise" à tout va mais ne sait rien faire de ses dix doigts. Il finira par intégrer l'école HEC à Paris et à s'éloigner des lieux de son enfance.

Mais la beauté de l'histoire se termine par son retour, dans le dit hameau, toujours abandonné, qu'il rachète grâce à ses économies, bien plus tard, pour y vivre.

Qui n'est jamais tombé sur un endroit enchanteur en se disant qu'il y vivrait bien un jour ? Ça m'est déjà personnellement arrivé plusieurs fois mais pour l'instant, je n'ai jamais concrétisé. Pour combien de personnes, cela reste un rêve, qui finit par se faner à force de torpeur d'un quotidien fade qui consumme toute lumière d'espoir ? Pour combien d'âmes cela devient une fuite, une douceur imaginée, où le pas à franchir n'arrive pas à dépasser le stade de la conclusion d'une analyse de risques qui dit que ça ne vaut pas le coup, que c'est trop complexe ? Un jour forcément, je n'aurai plus le choix, il faudra bien que je respecte cette promesse. Sinon, j'aurai vraiment gaché une partie de mon temps...

Voilà, je pourrais passer encore plus de temps à parler de "La Billebaude" et, en guise de conclusion, je dirais que j'ai été vraiment transporté par cette oeuvre. Le sujet principal de la chasse n'a pas vraiment d'intérêt pour moi, même si après la lecture, je conçois que son exercice était fondammentalement différent de celui de maintenant. Reste toute l'ambiance de l'époque, le sentiment d'une enfance assez paradisiaque dans un monde plus simple, plus résilient, plus accueillant, plus maîtrisé. A moins que ce ne soit l'âge qui veuille ça et que ma grand-mère avait finalement raison...

Conclusions

Pour ce quatrième mois, le challenge est toujours relevé, je tiens toujours la barre de lire au moins un livre par mois. Pour le mois prochain, je vais revenir à davantage de SF: il n'y a que ça de vrai dans un monde dominé par l'être humain ! J'ai aussi encore quelques ouvrages sur les méthodes de productivité à ingérer.