Introduction

Comme au mois de février, je continue mon périple littéraire et pour le mois de mars, j'ai finalement pris le temps de lire 2 livres complets dont voici mes impressions...

"Do It Tomorrow" de Mark Foster

Mark Foster est un auteur dont le centre de production est consacré aux méthodes de gestion des tâches et du temps. J'en avais entendu parler via quelques articles du Planet Debian. Pour le mois de mars 2017, j'ai donc acheté son livre (en anglais) et je m'y suis attelé.

L'ensemble est très concret et très didactique. Mark Foster dévoile d'abord les problèmes génériques de la gestion des tâches et du surplus d'activité. Il propose dans une suite de chapitres progressifs de nombreuses actions permettant de venir à bout de la majorité des problèmes évoqués en amont du livre.

Cet ensemble d'actions forme une méthode plutôt cohérente et assez facile à mettre en oeuvre. Après avoir lu le livre plusieurs fois en prenant le temps d'écrire un résumé, j'ai trouvé que la méthode "Do It Tomorrow" est vraiment bien pensée. J'ai choisi de l'expérimenter pendant un mois et j'ai vraiment eu des résultats surprenants.

Avant de démarrer, j'étais vraiment au fond du trou en termes d'activité professionnelle. J'avais l'impression d'être vraiment en retard sur tout et d'être complètement submergé par la charge de travail, sans perspective d'amélioration, et ce, depuis plusieurs mois.

En appliquant simplement et directement la méthode de Mark Foster, j'ai réussi, en un mois à peine, à renverser complètement la tendance. Je pars (pratiquement) tous les soirs en ayant l'impression d'avoir complètement terminé ma journée. Je n'ai vraiment plus aucune distraction ou élément de procrastination dans ma journée de travail (j'ai choisi de ne plus faire de veille technologique jusqu'à ce que j'ai clairement du temps à y consacrer). Je suis beaucoup plus organisé, j'arrive à planifier mon activité à l'avance, sans y passer un temps infini. Je me suis même surpris à traiter des sujets que j'avais décalés depuis plusieurs années, le tout en une semaine, en m'y mettant progressivement un peu tous les jours (technique dite de "l'initiative courante").

Autre point d'intérêt, j'arrive à déléguer plus facilement et la méthode "Do it Tomorrow" me permet, en plus, d'avoir un élément de gestion efficace de cette délégation.

Pour résumer, l'amélioration est vraiment nette. Tout n'est pas parfait mais je ne m'attendais pas à de tels résultats aussi rapidement.

Mais qui dit méthode, dit aussi outil de gestion de la méthode. Mark Foster présente une approche très universelle. Les outils qu'il emploient sont assez accessibles comme un simple carnet. Il cite également Microsoft Outlook comme outil abordable. Pour ma part, j'ai effectivement commencé à travailler avec du papier mais je me suis vite tourné vers Outlook dont je suis équipé au bureau.

Malgré le fait qu'il s'agisse d'un produit non libre, je dois avouer que ça fait le job et ce, de manière vraiment simple: le système de tâches d'Outlook permet d'appliquer directement la méthode Do it tomorrow sans aucun problème et en moins d'une heure d'expérimentation.

Néanmoins, ça reste du logiciel propriétaire et, en dehors du bureau, je ne peux pas l'utiliser. Je me suis donc tourné, comme à mon habitude, du côté du logiciel libre et je suis tombé sur Taskwarrior qui, après quelques semaines d'expérimentation, répond au moins aussi bien qu'Outlook en termes d'usage.

Dans le passé, j'avais expérimenté plusieurs méthodes sans grand succès en essayant la méthode Pomodoro, puis celle de GTD, tout en pratiquant le zéro Inbox, etc. Au bout de quelques mois, j'étais face à une liste de tâches impossible à restreindre avec l'impression d'avoir une situation sans fin si stressante qu'il était alors plus efficace de simplement enterrer la liste de tâches et de ne pas faire ce qui était dessus.

Avec DIT, c'est moins le cas car la méthode est simple et plutôt bien pensée. Au final, je vous conseille de lire ce livre. Il ne coûte pas très cher et la méthode proposée est peut-être adaptée à vos problèmes. Qui sait ?

"Dragon Ball" d'Akyra Toryama.

Bon, ok, ce n'est pas un vrai livre au sens oeuvre écrite uniquement avec des lettres mais j'avais néanmoins une grande envie de lire ce récit qui a bercé une partie de mon enfance.

A mon époque, il était difficile d'obtenir des mangas en France (qui plus est traduits en français). J'ai donc, comme une bonne partie de ma génération, suivi les aventures de Son-Goku à la télé (les riches heures du Club Dorothée). J'en ai gardé plutôt un bon souvenir mais, restrictions parentales de l'époque, je n'ai pu suivre la série qu'en pointillés, en manquant certains épisodes clés ou en loupant complètement une série de plusieurs semaines.

Et puis il faut dire aussi que la série animée était souvent une plaie à regarder. Déjà il y avait forcément une coupure pub au milieu (sur un épisode de 20 minutes c'est trop). De surcroît, les cinq premières minutes étaient systématiquement occupées par un rappel de l'épisode précédent, ce qui bouffe un temps non négligeable (surtout quand il n'y avait pas possibilité de zapper plus loin). Pour résumer, j'ai décroché vers le début de Dragon Ball-Z.

Près de 30 ans plus tard, j'ai enfin pris le temps de lire les près de 520 chapitres du manga, traduits en anglais, le tout en moins d'un mois. J'en suis très content.

D'abord le manga est très fidèle à la série animée (en fait c'est l'inverse mais j'ai commencé par la série animée). J'ai retrouvé tous les détails que j'avais retenus en regardant Dragon Ball à la télé. C'est fou comme le cerveau a une capacité de souvenirs infinis, surtout pour des trucs sans intérêt fondamental. Du coup, j'ai eu enfin le loisir de retrouver les aventures de Son-Goku en non censuré avec toute l'histoire, de ses débuts assez basiques jusqu'au dernier épisode de Dragon-Ball Z Kai contre Bû. Je n'ai donc pas besoin de me taper les vidéos (il doit y en avoir beaucoup trop) pour connaître l'histoire dans son exhaustivité. C'est également source d'une grande satisfaction. Dans l'ensemble, l'histoire est plutôt intéressante et elle garde les éléments d'humour que j'avais déjà relevés étant jeune.

A titre de point technique, lire un manga de format de poche sur une liseuse se fait finalement assez bien. Il faut juste retailler un peu les images en fonction de la résolution de l'écran de la liseuse car il ne sert absolument à rien d'afficher une image de 1024 pixels de large sur un écran dont la largeur maximale est de 800 pixels. Cela génère souvent un recalcul à la volée de l'image qui consomme du CPU et qui implique plus de temps pour afficher l'image sur l'écran (surtout que les écrans des liseuses sont lents par définition). J'ai également limité la palette de couleurs à 16 niveaux de gris. Cela permet de diminuer le poids des images de manière assez sensibles. Le tout est encapsulé dans un fichier CBZ qui n'est qu'une simple archive zip contenant les fichiers à afficher (au format jpeg).

Enfin, je peux dire que j'ai lu Dragon Ball dans son intégralité, mettant fin à près de 30 ans de frustration (et c'est très bon).

Conclusions

Pour ce troisième mois, je tiens toujours la barre de lire au moins un livre par mois. Ok, il y avait des choses faciles à lire mais le défi est toujours relevé. Non ?