Introduction

Dans mes résolutions de 2017, il y a marqué "Écouter l'intégralité d'un artiste musical par mois"... Pour juillet et août ce sera les Beach Boys. Car, comme pour les deux mois précédents, je n'ai pas réussi à condenser l'écoute de l'intégralité des albums du groupe en moins d'un mois.

Pour commencer, les Beach Boys, ça évoque forcément la plage, l'été, la Californie, le bon vieux temps des années 60... même si l'histoire du groupe est plus contrastée.

Comment j'ai découvert le groupe ? Même dans les années 80 et 90, les Beach Boys continuaient à produire, avec quelques hits diffusés sur le Top 50 comme Kokomo (pour le film intitulé "Coktail", déjà animé par Tom Cruise (aka Colgate Toujours Junior)). Moi, ça m'a tout de suite plû car le tempo était vraiment intéressant et assez atypique des productions de l'époque, sans en trahir les codes.

Rapidement, j'ai fini par acheter un double album du best of des Beach Boys et j'ai tout de suite accroché en voyant une image ensoleillée de la côte ouest des USA. Ça me semblait tellement évident que lorsque j'ai intégré mon école d'ingénieur à Bordeaux et que je me suis rendu à la plage la plus proche dès le premier week-end, j'ai tout de suite mis une cassette des Beach Boys dans mon autoradio pour être dans le tempo. Il ne manquait que la Ford A pour faire sensation.

Dans le double album, la majorité des morceaux dataient des débuts des Beach Boys et, avec le temps, je me suis demandé qu'elle avait été leur production complète.

Je vais donc prendre le temps de décrire un peu mieux ce que j'ai compris et retenu des productions des Beach Boys et, comme d'habitude, je vais le faire dans l'ordre chronologique.

Les albums du début: la plage !

Surfin' Safari (1962)

Le premier album du groupe s'intitule tout simplement "Surfin' Safari" et il sort en 1962, ce qui fait quand même un sacré paquet d'années. Tout de suite, dès ce premier album, le ton est donné: du rythme rapide, des mélodies simples, plusieurs voix en choeur, un peu d'aigus dans les prononciations, des paroles légères qui évoquent la vie des jeunes, leur époque, l'amusement, les loisirs, les premiers amours, etc.

L'ensemble fait quand même très propre sur soi, surtout si l'on inspecte la pochette de l'époque où on croise 5 jeunes garçons bien coiffés qui arborent une grande planche de surf sur un pickup Ford des années 30. Oui parce que, comme le titre l'indique, le thème est centré autour du surf et des bagnoles cools de l'époque.

Même si la production semble gentillette comparée à du heavy métal, on en saisi quand même la modernité pour l'époque: les Beach Boys ont simplement créé un nouveau son et une nouvelle méthode de production de morceaux. Ces derniers sont en effet basés sur des mélodies proches en sons et instruments et sur une durée très réduite (1'50 à 2'). Néanmoins, on ne peut pas dire que toutes les chansons se ressemblent et qu'écouter la première suffit à écouter tout l'album.

Je dirais que tout se passe de manière assez fluide, l'écoute est assez rapide puisque l'album dure moins de 25 minutes mais tout s'enchaîne vraiment bien: une belle composition. Pour ma part, ce premier album contient pratiquement 100% de hits. On dirais une seule chanson avec des variations très bien agencées. Donc difficile de dire ce qui marque le plus.

Les meilleures pistes sont sans doute Surfin' Safari, très novatrice; "409" qui traite du sujet des déplacements; "Surfin" qui reprend le thème du surf avec un air entêtant mais si léger; une bonne reprise de "Summertime Blues" (du fabuleux Eddie Cochran); "Moon Dawg" avec ses vocalises subtiles et son solo de guitare électrique absolument génial.

Little Deuce Coupe (1963)

Quelques mois après le premier album, sort Little Deuce Coupe. Dès la pochette du disque, on comprend qu'on va parler voiture (un Deuce étant un coupé Ford A des années 30 fortement customisé). Le style est identique à celui du premier album, il est donc forcément très bon.

Je note néanmoins un peu plus de mélancolie (mais en mode joie) sur les pistes moins connues de cet album comme "Be True to your school", "A young man is gone" (un peu triste) ou "Ballad of Ole'Betsy".

Mais, ici, on reprend la formule du Surf en parlant de voiture avec "Cherry, Cherry Coupe", "Our Car club", "Custom Machine" qui parle de Corvette, ou encore le sublime "Shutdown".

Ce que les Beach Boys arrivent à produire leur permet de rester dans le haut du panier. Avec le temps, ces productions des années 60 n'ont pas pris une ride et si les thèmes légers pouvaient faire craindre à une certaine forme de niaiserie, il n'en est absolument rien lorsqu'on écoute les pistes.

En dehors des hits comme "Shutdown", "Little Deuce Coupe", j'ai bien aimé l'entêtant "No-Go Showboat" avec ses voix haut perchées, sa mélodie entraînante et bien rythmée.

Encore une fois, ce deuxième album est vraiment très bon !

Surfer Girl (1963)

Après le surf, les bagnoles, passons à un autre thème cher aux Beach Boys (et à moi aussi): les filles ! On imagine assez une déclaration à une blonde californienne sur une des pistes de cet album. La piste éponyme est sans doute la plus connue et la plus intéressante. Je me souviens d'un épisode de "Baywatch" qui intégrait un grand nombre des musiques des Beach Boys (on est plein dans le thème non ?) où on voyait Pamela Anderson (ah, Pamela !) évoluer sur "Surfer Girl"...

Les pistes sont un peu plus graves comme on peut l'entendre assez rapidement sur "Surfer Moon", plus mélancolique, plus calme, plus posée. Mais d'une manière générale, on reste dans les mêmes recettes que sur les deux albums précédents... pour le mieux finalement car, au bout de 3 albums, on ne se sent pas lassé du tout.

Une autre piste d'intérêt, dont le thème semble assez léger mais qui ne l'est pas est "In My Room" qui évoque la constitution du monde intérieur des adolescents de l'époque avec leur peu de liberté.

Elle est suivie par l'entêtante "Hawaii", vraiment bien rythmée qui marque encore une fois l'esprit Beach Boys.

Mais la piste la plus atypique de l'album reste, sans conteste, "Your Summer Dream" qui plonge sur un registre plus calme, plus triste. Elle évoque un ballade en amoureux, sur la plage, tout en tranquilité, avec une pointe de mélancolie. Un des morceaux peu connu des Beach Boys qui mérite qu'on s'y intéresse plus. Elle fait partie de mon top ten.

Surfin' USA (1963)

Toujours en cette prolifique année 1963, sort "Surfin'USA" avec le piste éponyme qui est sans doute la plus connue de la production massive des Beach Boys, et ce, à juste titre.

Elle condense toutes les recettes des Beach Boys: du Surf, de l'Amérique, du rythme, des choeurs, des voix aigues, de l'orgue, quelques solos bien appuyés. Un hit sans conteste...

Sur cet album, on retrouve une piste connue des afficionados de Quentin Tarantino: "Misirlou". L'interprétation des Beach Boys est quand même un poil plus gentillette tout de même. J'y vois le même genre avec "Stocked", où la seule parole est justement "Stocked", appuyée par une mélodie hyper-rythmée et un solo de guitare et de basse excellent. "Stocked" sort de l'univers léger des Beach Boys pour proposer plus une interrogation permanente (pourquoi Stocked ? Quel est le message ?). C'est la même chose pour "Surf Jam", pratiquement uniquement en accoustique, sans paroles.

Dans la lignée de "Your Summer Dream", on retrouve "Lonely Sea" qui rentre plus dans une certaine forme de noirceur (enfin, on y arrive), un peu plus de profondeur, avec des voix dissonnantes (des aigus classiques mais des choeurs plus graves).

Reste quelques bonnes pistes, comme "Let's go trippin" et "Finder's Keepers" qui s'écoutent facilement et suscitent un certain intérêt.

Pour cet album, on sent que quelquechose commence à bouger chez les Beach Boys par rapport aux 3 albums précédents: les tons sont plus graves, les musiques sans paroles plus nombreuses, les questions posées plus suggérées.

All Summer Long (1964)

Pour le 5ème album, les Beach Boys proposent toujours la même formule (qui marche bien à l'époque) et ressort un disque bourré de tubes. Tout commence avec un "I get Around" hyperconnu qui fait le bonheur des publicités pour du fromage industriel pas bon pour les enfants.

Le titre éponyme est un petit bijou, utilisé fort à propos dans un des premiers films de Georges Lucas: "American Graffiti"

"Hushabye" est également une déclaration qui, selon moi, lance les prémisses de ce qu'on va retrouver sur l'album "Pet Sounds". "Little Honda" retraverse encore et toujours l'esprit du mode de locomotion de l'époque (la sacrée voiture/moto). C'est la même chose pour le titre "Drive-In".

S'en suivent des déclarations un peu plus profondes comme dans "We'll run away" qui propose un projet de vie échappée pour des jeunes personnes. "Carl's Big Chance" offre une séquence musicale dans la même veine que les morceaux spécifiques de l'album précédent. "Wendy" se retrouve plus en phase avec "We'll run away" dans son propos (toujours la relation amoureuse) et le rythme de "Hushabye". Très intéressant ! C'est aussi le cas pour "Girls on the beach" qui reste exactement dans la même veine. Ce coktail vient ajouter un peu de sociabilité conventionnelle aux productions des Beach Boys.

La piste "Our favorite recording sessions" me met mal à l'aise: elle illustre une session d'enregistrement brute qui est franchement inécoutable: des débuts, des arrêts inopinés, des voix inaudibles, bref, du bordel !

Mais à part cette épine, le 5ème album des Beach Boys reste vraiment très bon et un classique du genre.

Shutdown Vol 2 (1964)

Bizarrement, il n'y a pas de volume 1 pour Shutdown. 1964 est une année également prolifique pour le groupe avec la sortie de 3 albums dont celui-ci.

La première piste donne tout de suite le ton: "Fun, Fun, Fun" est une ode à la légèreté et l'amusement, toujours dans un bon rythme.

Elle est suivie par un monument des morceaux des Beach Boys avec "Don't worry baby", une ballade amoureuse un peu triste mais qui donne confiance en l'avenir, tout en douceur. Elle vise à rassurer la petite copine (qui est forcément une blonde californienne bien gaulée). Mais moi, j'aime beaucoup cette piste.

"In the parking lot" est fabriquée avec le même ADN que "Hushabye", surtout pour l'introduction qui paraît vraiment identique, tout en vocalises.

Malheureusement, on retrouve aussi l'équivalent de la session d'enregistrement sous la forme d'un match d'interprétation entre Sonny Wilson et Cassius Love. Aucun intérêt !

Heureusement que la piste suivante se rattrape bien: "The warmth of the sun" commence avec une bonne vocalise en intro et poursuit avec un rythme plus doux et plus grave. Quelques échos d'aigus viennent agrémenter l'ensemble. Très proche de "Lonely sea". On retrouve les mêmes composants dans "Keep an eye on summer".

"Shutdown Part 2" est une simple mélodie bien rythmée, sur le thème des voitures j'imagine.

Pour autant, quelques pistes me semblent plus lourdes, moins novatrices dans cet album. Toutes celles que je n'ai pas citées sont finalement moins intéressantes car trop dénuées de l'esprit Beach Boys. L'album reste bon avec quelques bonnes recettes mais il n'est pas aussi exceptionnel que les autres.

The Beach Boys Christmas album (1964)

En général, quand je vois un album intitulé "Christmas album", je fuis. C'est généralement mielleux à souhaits, mou et plein de guimauves.

Et bien c'est effectivement le cas pour cet album qui reste franchement assez merdique: pas de plage, pas de surf, du pseudo-jazz, du pseudo negro-spirituum... carrément de l'excrément commercial selon moi. N'écoutez pas cet album, il n'en vaut pas la peine.

Une plongée dans plus de subtilité

Après trois années hyper-productives avec 7 albums au compteur déjà, les Beach Boys passent à l'étape supérieure avec les albums de la fin de cette décénnie. Plus en profondeur, plus en compositions et en expérimentations. Tout n'est pas fameux mais il reste quelques eléments d'exception.

Beach Boys Party (1965)

Disons-le tout de suite, cet album n'est pas terrible. Il est composé de reprises de houla-houp en vogue à cet époque et on peut dire que les Beach Boys, même s'ils restent dans le thème de la légèreté, ne sont pas bons pour ce genre musical.

Ces reprises sont d'ailleurs souvent moins bonnes que les versions originales (mais c'est un peu un pléonasme de dire ça car dans la majorité des cas, une reprise d'un morceau est forcément moins bonne que l'originale).

Il reste une seule piste d'intérêt: "Barbara Ann", la fameuse, la mythique interprétation des Beach Boys qui surpasse toute la médiocrité de l'album.

Summer Days (1965)

Heureusement, "Summer Days" vient relever le niveau avec quelques titres majeurs. On note des changements de rythmes, des paroles plus profondes, des graves plus marquées. C'est toujours la même recette mais avec un brin de nuance, à mon sens d'intérêt car, après 8 albums, il est temps que les Beach Boys pensent à se renouveler un peu.

Ils le font sans trahir l'exprit originel ce qui est tout à leur avantage. On trouve des choses assez simples comme la dernière piste, (And your dream comes true) tout en douceur, un peu spirituelle, très différente de ce qui ce faisait avant.

"Amusement Parks" avec son air en porte-à-faux apporte un peu plus de sonorité disruptive dans le monde bien huilé des Beach Boys. C'est nouveau mais c'est pas mal.

S'en suivent un paquet de hits comme "Then I kissed her", le fameux "Help Me Rhonda" ainsi que l'emblème absolu de la Californie: "California Girls" (oui toutes les filles devraient être californiennes) !

"Let him run wild" avec son petit air tristounet apporte un peu de fraîcheur avant d'entendre le très bon "You're so good to me".

Sans atteindre l'excellence car certaines pistes sont de qualité moyenne, Summer Days reste d'un très bon niveau.

The Beach Boys today (1965)

Toujours dans la même veine, le 10ème album des Beach Boys, prend la relève avec une évolution vers le magnifique "Pet Sounds". Tout commence avec le titre phare "Do You Wanna Dance". Il reste du pur Beach Boys.

Mais avec cet album, des thèmes plus profonds sont abordés à la sauce du groupe. "When I grow up to be a man" traduit les interrogations et les résolutions des jeunes américains du milieu des années 60, coincés dans les restes de ségrégation et de connerie religieuse. On retrouve le même herzats avec "She knows me so well", encore une fois des questions, des espoirs pour les jeunes (il leur faut bien ça), de l'amour.

Heureusement, le très léger et dynamique "Dance, Dance, Dance" vient détendre l'atmosphère.

Les autres pistes s'écoutent bien mais restent assez moyennes comparées au reste. Bien entendu, je ne saurais que trop vous déconseiller d'écouter la dernière piste qui est une session d'enregistrement. Je ne sais pas pourquoi ils ont souhaité faire ça mais c'est inécoutable au possible et ça n'a même pas d'intérêt documentaire (selon moi).

Pet Sounds (1966)

Paul McCartney disait de "Pet Sounds" que c'était l'album le plus important de l'histoire du Rock'n Roll. Je suis assez d'accord avec lui.

Au contraire des albums précédents qui deviennent moins bon en essayant d'apporter quelque-chose de nouveau, "Pet Sounds" est vraiment très bon tout en restant profond. Il n'y a presque que des hits, preuve que Brian Wilson retrouve son niveau majeur de composition.

Tout commence avec l'extraordinaire "Wouldn't it be nice", question posée au monde de l'amérique triomphante par sa jeunesse qui rêve d'émancipation. J'aime beaucoup la sonorité un peu différente de cette piste, ça reste du Beach Boys mais avec un peu plus de solennilité, moins de légèreté sans rentrer dans la pathos.

"You still believe in me" avec son introduction simple et morne finit par respirer un peu plus d'optimisme et de croyance en l'avenir. J'aime beaucoup ce style si religieux.

"That's not me" sonne presque pareil dans son introduction qui fait la part belle aux orgues. Le reste de la chanson nous fait reprendre un peu d'espoir. On retrouve ces éléments de nostalgie dans la piste qui suit "Don't talk", qui forme un cantique bien équilibré.

"I'm waiting for the day" revient sur le côté espoir, avec un poil plus de dynamisme.

"Sloop John B" va encore plus loin et reprend les codes initiaux des Beach Boys avec une musique entraînante et moins apaisée, avec un bon rythme et quelques aigus bien perchés.

A mon sens, "God only knows" est la deuxième meilleure piste de l'album (après "Wouldn't it be nice"). Assez triste, assez mélancolique, on peut l'écouter en roulant le long d'une corniche longeant la mer, un soir, alors que le soleil vient à peine de se coucher.

J'aime aussi "I just wasn't made for these times" qui sonne comme une déclaration de décalage de la part de Brian Wilson, indiquant clairement qu'il est souvent triste et en décalage dans ce monde qu'il ne comprend pas vraiment. C'est sans doute prémonitoire de sa "maladie mentale" qui le mettra à bas pendant plusieurs décénnies. Mais je ne lui jette pas la pierre, après tout, je crois qu'il s'agissait d'une sorte de dépression de longue durée. Et pourtant, cet état lui a permis de composer les chansons les mieux taillées de toute l'histoire du groupe sans lesquelles la légende brillerait d'un éclat aussi brillant.

Assurément, "Pet Sounds" reste sans doute le meilleur album de tous les temps des Beach Boys. Il n'y a vraiment rien à jeter et on peut l'écouter d'une traite (ce que j'ai fait régulièrement pendant ces deux mois) pour s'aider à se concentrer sur son travail.

Un peu de psychédélisme/guimauve et puis les années 70

Smiley Smile (1967)

Après Pet Sounds, les Beach Boys abordent un monde un peu plus psychédélique. En effet, c'est la mode musicale du moment. Conjuguée avec leurs nouvelles explorations, leur production évolue donc dans une nouvelle direction, vers de nouveaux sons.

C'est ce qu'on commence à retrouver sur l'album Smiley Smile et le ton est donné dès la première piste: "Heroes and Vilains" est un condensé de dissonnances mélodiques avec des relents de graves, toujours à la sauce Beach Boys (avec des aigus et des graves dans les choeurs). Ça passe assez bien.

Mais les pistes suivantes s'enfoncent dans une guimauve qui sent trop fort le LSD pour le coup. Tout est un peu plat, un peu mou, un peu trop gentillet. Moi, je n'accroche pas du tout; j'ai même un peu la nausée lorsque j'écoute, je suis un brin dérangé par ce rythme bizarre, ces mélodies pas terribles.

La seule exception se porte sur "Good Vibrations", très connue, qui reste plutôt dans le style habituel des Beach Boys; finalement pas très psyché (mais c'est tant mieux).

Mais malheureusement, en dehors de deux bonnes pistes, le reste est trop en rupture avec l'excellent "Pet Sounds" et avec le reste des albums déjà produits par le groupe. Ce n'est pas une bonne cuvée...

Wild Honey (1967)

Malheureusement, ça ne s'améliore pas pour l'album qui suit. Comme pour le précédent, on retrouve les mêmes causes et les mêmes effets.

Pourtant, quelques hits finissent par émerger de cette torpeur:

  • "Wild Honey", assez dynamique.
  • "Country Air", plus sérieuse, plus grave mais toujours à la sauce traditionnelle des Beach Boys.
  • Et bien entendu, l'excellent "Darlin'" qui fait penser à un "Barbara Ann" plus moderne.

Pour tout le reste, fuyez !

Friends (1968)

Ah, c'est encore pire sur Friends, seule la piste éponyme est vraiment bien. Les choeurs sont bien placés, le rythme reste tonique et bien équilibré. Mais le reste de l'album s'enfonce dans une guimauve pas terrible.

Je n'ai pas d'autres commentaires... Je suis juste de plus en plus déçu à l'écoute de cette série d'albums et c'est bien dommage. Mais en même temps, la masse des anciens albums fait vraiment jurisprudence.

20/20 (1969)

Heureusement, ça s'améliore pour l'année 1969 et avec l'album 20/20 qui présente beaucoup plus de pistes intéressantes tout en étant un poil en rupture avec le passé des Beach Boys. Adieu la légèreté, bienvenue à la nostalgie, la mélancolie, les questions.

La première piste "Do It Again" commence avec un rythme bien appuyé et entraînant avec des sonorités électroniques de bon alloi. Pas mal du tout et finalement assez novateur.

Et ça continue sur la deuxième piste "I Can Hear Music" qui reprend le style classique des Beach Boys, elle aurait pu se trouver sur "Surfin'USA" que ça ne m'aurai pas surpris le moins du monde.

"Bluebirds over the mountain" raccroche sur la légèreté avec un soupçon de guitare électrique bien appuyé. La chanson reste joyeuse.

C'est tout le contraire avec la piste qui vien juste après: "Be With Me". Plus psychédélique, elle est pourtant harmonieuse avec un calme royal et un fond musical tout en progression. Une surprise pour cet album !

On retrouve la même ambiance avec un brin de nostalgie supplémentaire dans "The Nearest Far Away Place". Piste sans parole, j'aurai eu du mal à dire qui l'avait écrite tant il n'y a rien de Beach Boyesque sauf sur quelques sonorités classiques.

"Cotton Fields" est également très bonne avec son introduction très afro-américaine. Les autres pistes ont moins d'intérêt sauf le très bon "Our Prayer", une sorte de cantique fabriqué par les Beach Boys, incomparable !

Sans avoir la note de 20/20, on peut dire quand même que l'album est une réussite sur le plan musical. Dans tous les cas, nous voilà sortis des précédents albums moroses.

Sunflower (1970)

1 an après 20/20, sort "Sunflower" et on rentre maintenant dans le creux des années 70. Après plus de 8 ans de production, il faut le dire, les Beach Boys ne sont plus l'usine à tubes qu'ils étaient. C'était forcément prévisible car il est difficile de faire du top en masse aussi longtemps.

Pourtant, je donnerais une meilleure note à Sunflower qu'à Wild Honey par exemple. Les chansons ne sont pas des tubes mais j'arrive à les écouter (enfin certaines). Je leur donne une note assez basse mais elles suffisent à suciter mon intérêt.

Si je devais extraire les 3 meilleures pistes, ce serait les suivantes:

  • "This Whole World" a une très bonne mélodie de refrain et une excellente introduction, une bonne production des frères Wilson.
  • "Deirdre", plus psychédélique, plus sur la ballade.
  • "Tears in the morning", probablement pas écrite par les Beach Boys mais dont l'interprétation n'est pas si mal.

Pour résumer ce album, ce n'est pas une production majeure mais ça s'écoute. On vibre juste beaucoup moins que sur les autres références.

Surf's Up (1971)

Ah, cet album est une profonde rupture dans l'univers des Beach Boys. Le titre semble indiquer que c'est la fin de la joie, que le Surf, c'est fini. La pochette montre un cheval et un cavalier tristes, la tête basse tous les deux.

Dès la première piste, on capte cette tristesse et cette gravité qui s'exprime directement. Quel changement ! Oui, les Beach Boys ont fait un album triste... qui ne sonne pas si mal finalement.

J'ai noté les 5 pistes suivantes:

  • "Don't go near the water".
  • "Long promised road".
  • "Disney Girls (1957)'.
  • "A day in the life of a tree".
  • "'Til I Die".

Sans tout fracasser, j'aime du bout des doigts cet album. C'est calme, reposant, ça s'écoute au coin du feu l'hiver, contrairement à tout le reste qui respire le soleil et la lumière. Une vraie rupture.

Carl and the Passions (1972)

Cet énième album rompt avec le précédent: il est beaucoup moins sombre et vraiment plus gentillet. Mais d'une manière globale, l'ensemble forme quelquechose d'assez plat, un peu dans le même mode que pour "Friends".

Car il est vrai que dès les premières pistes, on sent que le tempo Beach Boys n'est plus là: absence de choeurs, moins de mélodies, rien de vraiment expérimental. De plus, à l'écoute, je crois qu'il manque un chanteur dans le groupe.

Moi, ça m'a fait penser au groupe Eagles (avec son fameux Hotel California, certes) qui reste effectivement plat dans la plupart des cas (avec de bonnes exceptions).

Mais au final, c'est assez moyen voir mauvais... Dommage !

Holland (1973)

Et la chute se poursuit. Holland est un poil au dessus de l'album précédent mais il y a plein de trucs que je déteste:

  • D'abord, ça reste plat.
  • Ensuite, il y a des mélodies pas bien foutues.
  • Les Beach Boys se mettent à parler, un peu comme Jim Morrison pour certaines chansons des Doors, sauf que ça sonne beaucoup plus mal !
  • Les pistes de la fin ont l'air d'être un conte pour enfants de mauvais goût.

Donc ici aussi, fuyez !

15 big ones (1976)

Une rupture de 3 ans sans album pour les Beach Boys, voilà une nouveauté ! C'est peut-être tant mieux tant on est sur une pente descendante pas terrible.

Et effectivement, on retrouve sur cet album tout le style des Beach Boys, quasi intact, comme échappé des débuts des années 60. Tout est meilleur !

La première piste "Rock'an Roll Music" est une introduction vraiment réussie. La deuxième piste "It's OK" est également très généreuse, très rythmée et on reprend plaisir à écouter les choeurs disruptifs des Beach Boys, leur vraie marque de fabrique.

Pourtant, on remarque assez facilement que les chansons ne proviennent pas forcément de leurs débuts car les voix sont plus posées, la voix principale plus grave et plus lente, les instruments plus simples, l'électronique plus présente (normal vu l'année). On l'entend clairement dans "Chapel of Love" qui reprend les recettes traditionnelles du groupe mais avec un ordre un peu différent.

Bon, tout n'est pas parfait non plus: on trouve plus de niaiseries comme "Every One's in love with you" ou sur "That same song", sans doute trop de légereté tue-t-elle la légéreté ?

La reprise de "Blueberry Hill" (de Fats Domino) est également franchement mauvaise, tout comme "In the Still of the Night" (des Platters) et "Just Once in my life" (des Righteous Brothers): les Beach Boys ne savent pas faire de reprises, voilà, c'est dit !

Pour résumer, un peu de mieux sur cet album qui tente de renouer avec le passé mais il reste très clairement en dessous des productions de la fin des années 60.

Love You (1977)

Cela fait maintenant près de 10 ans que les Beach Boys sont à un niveau moyen (à croire qu'ils ont tout donné pour Pet Sounds).

La piste introductive "Let Us Go on This Way" est vraiment intéressante et abordable. Sans doute la meilleure de l'album.

Le reste est moyen mais écoutable. D'ailleurs, l'intégralité du disque s'écoute plutôt pas mal; c'est juste qu'il n'y a pas vraiment de hits.

J'ai noté les pistes les plus intéressantes:

  • "Mona".
  • "Good Time".
  • "Solar System".
  • "The Night Was So Young".

Par contre, la pochette du disque, tout en pixel art est vraiment novatrice pour l'époque (enfin, je vous le dis).

Pour résumer, il y a du mieux dans cet album, sans atteindre le top.

MIU album (1978)

Un an après "Love You" sort l'album "MIU Album". Que dire sur celui-ci ?

La première piste "She's got rythm" est plutôt pas mal et elle porte bien son nom car elle est très rythmée. Ça s'écoute très bien sans être un truc qui cartonne.

La piste suivante reprend les canons des Beach Boys ce qui fait de "Come Go With Me" quelquechose d'écoutable. Les deux autres pistes suivent la tendance. Pas extraordinaire mais pas si mal.

Ensuite, je suis tombé sur la seule reprise potable de Beach Boys: "Peggy Sue" (de Buddy Holy). Ce n'est ni trop niais, ni trop mielleux. Pas si mal !

Le reste est assez moyen, écoutable mais pas assez bon pour que j'en fasse l'analyse rapide ici.

Je ne sais pas si c'est moi qui ait du mal à digérer tous ces albums, toutes ces pistes qui sont souvent si semblables ou si effectivement les productions des Beach Boys cherchent autre chose que de respecter le sacro-saint tube ? Je pense qu'il y a un peu des deux même si j'essaye de varier mes écoutes pour minimiser mon ressenti de déjà entendu.

Je crois, en comparant avec des pistes des premiers albums qu'il manque clairement du peps et de l'énergie dans ces nouveaux albums. Ce qui finit par poser problème parce que l'ensemble est vraiment plus plat qu'avant. Les voix sont plus posées, plus graves d'une manière générales ce qui ajoute à la platitude de la mélodie. Ce doit être ça le problème.

Pour résumer MIU album, on a quelquechose dans la même mouvance que dans le précédent album: c'est bien du pur Beach Boys mais sur un registre assez moyen.

L.A. (Light album) (1979)

Mêmes coupables, même punition: "L.A. (Light Album)" reste bien plat...

J'ai pourtant noté "Here Come the Night" qui est une piste disco par les Beach Boys. Moi j'aime beaucoup le disco (et dieu sait combien j'en ai écouté et dancé dessus) mais celui-ci n'est pas bon du tout.

Je commence à m'impatienter.

Les dernières années: une production plus lourde

Keeping the Summer Alive (1980)

Les années 80 commencent décidément mal pour les Beach Boys avec sans doute l'album le plus plat de toute leur production.

Donc je n'en parlerai pas !

The Beach Boys (1985)

Pourtant ce nouvel album, paru près de 5 ans après le précédent commence sous de meilleurs auspices. La première piste intitulée "Getcha Back" représente sans doute ce que les Beach Boys ont produit de meilleur depuis 20/20 (donc depuis 15 ans).

On note une touche de "modernité" de l'époque avec la présence de plus de batterie brute, de sons si typiques des années 80 et d'une sorte de trémolo qui fleure bon les musiques commerciales de l'époque mais l'ensemble est vraiment bon.

C'est d'ailleurs ce style qui perdure dans l'album. Mais comme vous le savez, les années 80 sont loin d'être une référence dans l'histoire des compositions musicales (surtout avec ces claviers de merde de l'époque). Et c'est malheureusement ce qui arrive sur cet album.

Certes, "California Calling" ressemble à "California Girls" dans toute sa forme mais il manque quelquechose: ça reste toujours aussi plat.

Pour le reste, on dirait du Huey Lewis and the News mais en pas terrible ! Pour l'histoire, un des frères Wilson est mort en 1983 après une noyade bourré depuis son bateau à quai (ce qui peut arriver à n'importe quel pékin qui a un bateau et qui veut boire une grande rasade de Jack Daniels). Il manque donc une voix de talent au groupe. Ça s'en ressent...

Still Cruisin (1989)

Alors, ce nouvel album de la fin des années 80 ? Hé bien, il y a du mieux. Déjà la pochette de l'album reprend l'emblème d'une Corvette des années 50: bonne introduction.

La première piste ne déroge pas aux canons des Beach Boys (la première piste est souvent la meilleure de l'album): "Still Cruisin'" est vraiment bonne. Il faut dire que cet album a servi de bande originale du film Coktail avec Tom Cruise.

Mais bon, le film est une moitié de réussite et reste fortement niais avec ses accents caribéens. Donc le CD s'en ressent aussi.

Il n'y a que la piste "Kokomo" qui vaille le détour avec sa mélodie et ses paroles très entraînante. Je la place comme la meilleure production depuis 20/20 (elle efface "Getcha back"). Mais c'est tout !

Pour tout dire les 3 dernières pistes sont des reprises des premiers albums. On peut y voir que les Beach Boys dés débuts sont entrés dans la légende.

Mais assurément, Still Cruisin reste moyen dans ses nouvelles pistes, les deux tubes cités mis à part.

Summer in Paradise (1992)

Si vous me lisez régulièrement (ce dont je doute fort vu les scores d'audience de ce blog), vous savez que je déteste la musique des années 90. Alors, les Beach Boys de cette époque, qu'est-ce-que ça donne ?

Comme le reste des productions de l'époque: de l'excrément. Les Beach Boys vont même jusqu'à sacrifier un tube de leurs débuts dans "Surfin'". L'horreur absolue: réinterpréter la super chanson des années 60 mais avec les codes de merde des années 90 (les saxos criards, les claviers pourris, les beatboxes robotiques, etc.). Quelle déception !

Tout est à jeter sur cet album franchement croulant.

Stars And Stripes (1996)

Stars and stripes est un album de reprises où les Beach Boys chantent en tâche de fond leurs anciens tubes et où un chanteur invité vient plaquer sa voix sur les paroles. Les arrangements sont "modernisés".

Déjà, je n'aime pas les reprises mais les nouveaux arrangements sont assez moyens (sans être horribles toutefois). Bon, les chansons sont excellentes à la base donc l'ensemble n'est pas si mauvais. Mais, comme d'habitude pour les reprises, elles sont moins bonnes que les originales.

Toujours pour l'histoire, un autre membre des Beach Boys est mort en 1992 et il n'est donc plus présent dans le groupe. il est bien sûr remplacé mais, assurément, il y a moins de sa marque dans cet album pas bon.

The Smile sessions (2011)

Smile est le nom d'un album jamais édité par les Beach Boys. Il devait succéder à Pet Sounds et sortir en 1967. Néanmoins, à cause de différents au sein du groupe (et oui, tout n'est pas rose chez les Beach Boys) et aussi avec la maison de production qui insistait pour continuer le rythme de sortie effréné de cette époque (on est à près de 1,5 album par an), le projet n'a jamais pu sortir.

Il est donc publié sous sa forme restante près de 45 ans après le lancement du projet. En quoi consiste donc cette réalisation ?

Pour résumer, on peut dire qu'il s'agit de la version longue des meilleures publications des Beach Boys. Tout un programme. Dès les premières pistes, on est forcément conquis car on était déjà conquis par les pistes originelles.

En effet, sans être vraiment plus extraordinaires que les morceaux d'origine, les versions longues apportent un brin de nouveauté. Les ajouts s'insèrent de manière assez harmonieuses, sans casser ce qui avait été fait à l'époque.

On retrouve quand même quelques nouveautés, fabriquées à l'époque qui sont de grande qualité:

  • "Do you like worms", un titre qui sonne bien, digne de ce qu'on trouve sur Pet Sounds.
  • "My Only Sunshine" qui est une reprise mais assez bien faite.
  • "Cabin Essence", aussi très Pet Soundsienne avec son intro lente suivie d'un choeur fou fou.
  • "Look (Song for children)", très intéressante avec son introduction composée, ses riches claviers et son absence de paroles.
  • "Child is father of the man", avec ses cantiques assez religieux et son orchestration innatendue. La mélodie, un poil mélancolique sonne vraiment bien.

Les autres pistes sont beaucoup plus du registre du rock expérimental , souvent sans paroles, et me semblent beaucoup moins bonnes, plus versées dans les albums qui ont effectivement suivi Pet Sounds.

Le deuxième CD de ce double album est un enregistrement de sessions de composition des Beach Boys. Bon, je n'aime pas ce style assez brut qui mélange paroles, tests, coupures, reprises de morceaux et c'est la même chose pour ce CD. Donc, je n'en parlerai pas !

Au final, on sent bien la filiation Pet Sounds dans le style moins léger et plus expérimental. Mais Smile n'arrive pas à la hauteur de l'excellent Pet Sounds, il faut bien le reconnaître.

That's Why God made the Radio (2012)

Nous sommes en 2012 et le groupe se reforme avec les membres originels encore vivants. Le contenu est complètement nouveau. La légende serait-elle de retour ?

Tout en trouvant une certaine forme de modernité dans les instruments (dans les arrangements des percussions surtout) et dans le style, on retrouve néanmoins le style originel des Beach Boys. La composition n'a pas pris une ride selon moi.

La nostalgie est bien présente sur quelques pistes, le rythme est aussi plus lent, surtout sur les dernières pistes.

Les chansons sont assez intéressantes mais il n'y a pas vraiment de hits sur cet album qui se laisse écouter beaucoup mieux que les albums des 3 décénnies passées.

Dans l'ensemble, il y a du mieux, mais ce n'est pas encore ça ! Probablement que la légende relève encore du passé, pour l'éternité. Le soleil s'est enfin couché sur la plage, les surfs sont rentrés dans les garages, les hot rods aussi et les blondes californiennes dorment paisiblement au fond de leur lit. Clairement, les années 60, et leur optimisme brillant, sont mortes à jamais et qu'on ne peut plus rien y faire.

Les Beach Boys étant maintenant immortels, peut-être qu'un prochain album saura les déterrer ?

Ce que je retiens des Beach Boys

Ah! Quel mythe ! Les Beach Boys ne m'ont pas déçu. J'avais surtout connaissance de leurs débuts fracassant et bien, je dois dire qu'ils étaient encore meilleurs que ce dont j'avais connaissance. Clairement, jusqu'à Pet Sounds, il n'y a pratiquement rien à jeter.

J'ai découvert des pistes jamais entendues qui sonnaient vraiment très bien. Impossible de faire un Best-Of avec ces années là: il remplirait facilement une dizaine de CD.

Bon, avec le temps, leurs performances se sont dégradées fortement. Le pire étant sans doute les années 80. On peut clairement affirmer qu'il y a eu un avant et un après Pet Sounds, leur référence absolue. Tout ce qui s'est fait après est sensiblement moins bon et c'est sans doute lié aux nombreuses dissensions au sein du groupe. C'est bien dommage mais je crois que c'était aussi lié à l'époque: le surf style devait forcément passer de mode. Le mouvement beatnik était à son apogé, cela a forcément déteint sur le groupe.

Néanmoins, de temps en temps, quelques hits surgissait au détour d'albums pas bon dans leur ensemble, preuve qu'il fallait encore écouter les Beach Boys régulièrement.

J'admire leur production massive avec près d'une trentaine d'albums. Ils ont fait de la musique leur vie et comme ils ont commencé très tôt, cela est tout à leur honneur. Quelle persévérance ! Peu d'artistes ont duré autant qu'eux. Certes, leurs productions post années 60 sont moins bonnes mais ils ont choisi de ne jamais abandonner, malgré les turpitudes de la vie. Rien que pour ça, ça valait le coup d'écouter toute leur production.

Pour terminer, voici ce que je garde des Beach Boys: quand tu veux aller à la plage, tu mets les Beach Boys sur leurs premiers albums dans ton autoradio et, immédiatement, la lumière jailli vers l'ouest, une lumière chaude, apaisante, insouciante, qui rend le monde plus beau qu'il ne pourra jamais être. Si tu es avec une blonde mince et jolie à côté de toi, c'est encore mieux: met lui donc "Surfer Girl" ou "Don't worry baby" et prend sa main dans la tienne...

Posted sam. 02 sept. 2017 15:31:25 Tags: