Belgique mon Amour

En début d'année 2011, je suis allé faire un tour chez nos amis les belges. Je suis allé visiter Bruges en passant par la côte en partant de Dunkerque. Certes, ce pays est à côté de chez nous, mais il y existe quelques différences de taille qui viendront surprendre le Français casanier. Voici quelques éléments qui m'ont surpris ou déçu. Etant de nature assez pessimiste, je vous prie de considérer que ce ne sont que quelques remarques négatives sur tout un tas d'autres qui sont bien plus positives. Mais ces dernières ne choquent pas, je n'ai pas envie de vous les livrer.

Commençons par un petit topo sur la côte. Pour résumer, après l'avoir parcourue sur une grande distance, je dois dire que je comprends mieux pourquoi nos voisins belges viennent souvent faire un tour sur nos plages: ils ont tout simplement sacrifié les leurs aux joies du bétonnage complet. Sur environ une centaine de kilomètres de côtes, je dirais que près de 70km est construit avec de grandes barres d'immeubles ou des pavillons. Le front de mer est ainsi quasiment urbanisé en totalité. Bien entendu, l'architecture est très fine: du même niveau que la Baule. Pour résumer, ce n'est pas super beau comme ces quelques photos peuvent le montrer.

Non, cette photo n'a pas été prise en Ukraine en 1985 mais à De Panne en 2011 !

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photo des immeubles sur la plage de De Panne

Si on utilise des photos aériennes toutes prêtes, vous pourrez vous rendre compte de ces initiatives pas trop joyeuses:

En revanche, une piste cyclable existe depuis De Panne jusqu'aux Pays-Bas, le long de la ligne de tramway. Je pense, en revanche, que c'est une excellente initiative. Dommage que le paysage ne soit pas à la hauteur.

Parfois, en Belgique, rien n'interdit d'interdire:

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Il est interdit d'interdire

Autre choc, la restauration ! Petite anecdote utile pour mes compatriotes français qui vont au restaurant en Belgique. Avant de faire le grand saut et de goûter aux délices culinaires de nos voisins, vous devez oublier impérativement ce que vous savez des restaurants en France... En effet, en Belgique, beaucoup de choses changent et si vous omettez ces différences, vous allez faire la mauvaise conclusion que la restauration belge est une arnaque organisée. Pour vous éviter cette erreur, quelques conseils:

  • Règle n° 1: ce qui n'est pas indiqué dans le menu est payant.
  • Règle n° 2: en conséquence de la règle n°1, même le pain est payant !
  • Règle n° 3: si le serveur vous propose un truc qui n'est pas dans le menu, c'est payant !
  • Règle n° 4: Le serveur vous proposera forcément un truc qui n'est pas dans le menu !
  • Règle n° 5: En Belgique, si on vous sert de l'eau, elle sera payante: il n'y a pas de loi comme en France qui impose de servir gratuitement de l'eau du robinet.
  • Règle n° 6: En conséquence de la règle n°5, l'eau belge coûte plus cher au litre qu'un bon Saumur-Champigny de chez nous !
  • Règle n° 7: Lorsque vous venez le midi, ce qui est présenté sur la carte n'est garanti qu'au service du soir.
  • Règle n° 8: En conséquence de la règle n°7, pour le diner, ce qui est présent sur la carte n'est garanti qu'au service du midi !
  • Règle n° 9: Si votre accompagnement est autre chose que des frites, c'est également un supplément.

Néanmoins, je note qu'ils auraient pu faire pire en matière de convivialité et faire comme nos amis anglais: vous laisser dans la merde au moment d'estimer le montant du service que vous désirez payer... Si vous donnez trop, bonjour la hausse du tarif, si vous ne donnez pas assez, bonjour la gueule des serveurs ! Un choix bien cornélien, rien que pour aller au restaurant.

Moralité, dans notre bon pays, où la cuisine semble être un art, l'idée que le client doive impérativement connaître à l'avance le prix de toute prestation avant de commander est finalement bonne ! Tout est clair, il n'y a pas de mauvaise surprise pour personne.

Pour conclure sur une note positive, sachez que j'ai une vraie admiration pour les citoyens de Belgique qui démontrent par A+B qu'ils sont capables de vivre sans véritable gouvernement. A moins que ce soit leur fonction publique qui soit exemplaire et accomplisse très bien ses missions d'intérêt général. Dans tous les cas, je suis sincèrement avec eux et j'espère que nos nations ont à gagner à se rapprocher l'une de l'autre. D'ailleurs, la Belgique a déjà légalisé le mariage homosexuel. Si j'en crois la photo ci-dessous prise du côté de Dunkerque (à Leffrinckoucke précisément), nous ne sommes visiblement (et malheureusement) pas encore assez avancés sur le sujet...

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Mauvais esprit à Leffrinckoucke
Posted lun. 19 sept. 2011 18:44:09 Tags:

Gestion des avatars avec Pavatar

Je viens de mettre à jour cette page web en ajoutant mon avatar dessus. J'ai choisi le système Pavatar qui est simple à mettre en oeuvre. Mais au fait, c'est quoi un avatar ? C'est juste une image qui est censée vous représenter. Une sorte de photo d'identité. Mais vous pouvez mettre ce que vous voulez !

Les avatars sont surtout utilisés sur les forums Web ou dans les commentaires des blogs. Ils permettent de renforcer votre identité visuelle en associant une image à votre nom. C'est très utile pour les personnes visuelles même si je pense qu'un simple nom (texte) fait pas mal d'effet pour ces mêmes personnes.

Il existe un service d'avatar connu qui se nomme Gravatar et qui semble bénificier d'un certain effet réseau. Ce dernier a le gros inconvénient d'être centralisé avec tous les problèmes que ça pose:

  • quid de votre avatar si le service Gravatar disparaît ? Dans la pratique, ça ne va pas forcément arriver demain mais sur le long terme ? Et également, quid de tous les sites web qui dépendent de ce service centralisé et qui, du jour au lendemain, se retrouveront "à poil" !
  • Il ne faut pas oublier que gravatar se pose déjà en tant que censeur: les avatars disposent d'une certaine classe. Si vous avez envie de mettre une photo jugée comme offensante par les bonnes moeurs du pays de la personne qui va voir votre avatar, gravatar se propose d'indiquer le niveau de classification. Mais, il le faut tout seul, de sa propre autorité. Pour certains peuples, le contenu offensant est variable. Mais, c'est Gravatar qui gère !
  • d'un point de vue technique: tout le traffic va être centralisé vers les serveurs de gravatar, avec les problèmes de congestion de traffic et de charge machine que ça implique. Bref, Gravatar c'est un peu le Minitel 2.0 des photos d'identité (pour paraphraser B. Bayart).

Autant de point pour décentraliser ce service qui, il faut bien le reconnaître, est loin d'être ultra-sensible.

Pour mettre en oeuvre Pavatar, il existe plusieurs méthodes allant de l'inclusion d'en-tête HTTP dans les réponses de ce protocole à un bête fichier pavatar.png à la racine du serveur Web. On le voit, l'objectif de Pavatar, c'est le Web et moins Internet. Mais, sachant que les utilisations se font principalement sur le web, ça n'est pas si idiot. D'ailleurs, il existe une spec sur ce sujet.

Pour ma part, j'ai fait très simple: j'ai ajouté une balise link vers mon pavatar dans les en-têtes des pages de mon site Web !

Je tiens toutefois à citer une autre alternative a été mise en place par François Marrier, un développeur Debian. Elle se nomme Libravatar. D'un point de vue technique, elle se présente sous deux formes:

  • La première reprend le modèle de Gravatar en ajoutant la gestion d'OpenID.
  • La seconde est beaucoup plus technique et consiste à rendre ce service décentralisé et indépendant, comme Pavatar, mais en utilisant des éléments plus complexes.

Libravatar présente, en outre, le gros intérêt d'avoir une multitude de bibliothèques clientes dans de très nombreux langages. C'est un vrai plus par rapport à Pavatar où seul un client: PHP-Pavatar semble exister. Pour Pavatar, il y a encore un effort d'implémentation du côté client à mettre au point.

Si vous lisez la documentation détaillée de Libravatar, vous verrez que cette décentralisation repose sur le DNS: un champ DNS supplémentaire, qui indique où trouver le serveur d'image d'avatar. Sachant qu'un avatar représente une image d'un utilisateur, à partir de son adresse de courrier électronique ou d'enregistrement OpenID, l'idée est loin d'être bête. Après tout, il y a bien un champ MX pour la gestion du courrier électronique qui est un protocole complètement décentralisé lui.

Néanmoins, si cette implémentation est techniquement sérieuse, elle implique d'avoir beaucoup de contrôle, notamment sur les enregistrements DNS. Or, autant les utilisateurs ont facilement la main sur le contenu d'une page Web, autant c'est beaucoup moins le cas pour le DNS. Avec Libravatar décentralisé, on ajoute donc un niveau de compétences et de dépendances supplémentaires qui, malheureusement, peut freiner un grand nombre d'utilisateurs et qui finalement les conforte davantage à utiliser des services centralisés de type Gravatar.

Voilà pourquoi, je reste sur Pavatar même si je trouve que l'effort de Libravatar est digne de ce nom et qu'il milite pour une vraie reprise en main des serveurs et du DNS par les utilisateurs. Libravatar a donc tout intérêt à être intégré dans le projet FreedomBox. Si la sauce Libravatar prend (ce que je souhaite), il faudra que je me fasse la main sur la gestion de mes enregistrements DNS: ça implique de prendre un vrai nom de domaine et de quitter DynDNS. Sans doute pour plus tard !

Posted lun. 26 sept. 2011 16:44:08 Tags: