Ma liste de livres 2010

(c) Domaine public
Image de livre ouvert

Je lis peu (mais ça s'améliore) et j'ai décidé de changer ça. Cette page me servira de guide pour observer ma progression. Elle est publique, si ça peut donner des idées de lecture à certains...

J'y retrace les livres que j'ai lu dans l'ordre inverse de lecture.

  • "Les chats ont-ils un nombril ?"

    Auteur ~ Paul Heiney.

    Style ~ Réponses à des questions scientifiques.

    Thème ~ Les choses de la vie

    Année ~ 2008

    Résumé ~ C'est un petit livre qui tente de répondre à nos interrogations les plus farfelues mais les plus courantes sur la science. D'où le titre du livre... Ca se lit bien, c'est digeste et tout public. Un bon moment...

  • "Sukkwan Island"

    Auteur ~ David Vann.

    Style ~ Roman dramatique

    Thème ~ Alska, suicide, adolescence, paternalité !

    Année ~ 2008

    Résumé ~ Un père un peu à la dérive décide d'emmener son fils vivre sur une île perdue en Alaska: Sukkwan Island. Au milieu de la Nature et loin des hommes il espère se reconstruire lui-même et aussi les liens avec son fils. Mais, tout ne se passe pas comme prévu. Certes, l'histoire se passe en Alaska (donc j'aime bien). Néanmoins, le déroulement est assez bizarre. D'abord, le père se révèle vraiment mal dans sa peau. Il est très hésitant et prend souvent les mauvaises décisions. Les relations avec son fils en pâtissent. Les 3/4 du livre décrivent un peu la vie qu'ils ont sur l'île et comment ils se débrouilllent. Néanmoins, à un moment, tout bascule de manière assez tirée par les cheveux: le fils se met une balle. Toujours hésitant, le père décide de cacher le corps et se perd finalement sur une autre île au cours de l'hiver, dans sa tentative de rallier le continent. Bien entendu, il se fait accuser de meurtre et finalement, il décide de fuir. Sa fin est tragique: il se fait noyer en mer par des passeurs peu scrupuleux... Autant la première partie est complète et plutôt bien tissée, autant on sent que pour la fin, l'auteur en avait sa claque d'écrire et il a inventé une histoire un peu farfelue pour terminer rapidement. C'est dommage, ça s'annonçait bien. Comme quoi, le prix Médicis, n'est qu'un indice !

  • "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre" de Sam Williams, Richard Stallman & Christophe Masutti.

    Auteur ~ Sam Williams, Richard Stallman et Christophe Masutti.

    Style ~ Politique

    Thème ~ Logiciel Libre, Projet GNU, RMS

    Année ~ 2010

    Résumé ~ why we all need RMS.

  • "Code is Law v2"

    Auteur ~ Lawrence Lessig

    Style ~ Politique

    Thème ~ Internet, liberté, Systèmes, économie, citoyen

    Année ~ 2006

    Résumé ~ code is law

  • "Free Culture"

    Auteur ~ Lawrence Lessig

    Style ~ Politique

    Thème ~ Culture libre, Logiciel Libre, Internet, citoyen

    Année ~ 2004

    Résumé ~ free culture.

  • "Inuk, au dos de la terre"

    Auteur ~ Roger Buliard

    Style ~ Récit autobiographique

    Thème ~ Inuits, ethnologie

    Année ~ 1948 puis 1966

    Résumé ~ Le père Roger Buliard est un O.M.I., un missionaire envoyé dans le grand nord canadien en 1936, du côté de Cambridge Bay. Il y restera près de 10 années en essayant de fonder une mission catholique et d'évangéliser les différents camps Inuits de la région. Le livre est séparé en deux parties: la première raconte la vie des Inuits avec un regard qui essaye d'être objectif (mais qui ne parvient pas toujours à le rester), la deuxième raconte l'établissement difficile de la mission catholique. A mon sens, c'est la première partie qui retient le plus l'attention: elle est une vision de Buliard sur la vie encore très préservée car isolée des peuples Inuits. Ce regard est pour le coup, bien éloigné de celui d'ethnologues comme Malaurie ou Hugh Brody: Buliard décrit les Inuits comme des êtres très sauvages, bestiaux, brutaux et fourbes. Il reconnâit toutefois la manière dont ils arrivent à vivre avec le climat et leur reconnaît quelques qualités. L'ouvrage est intéressant dans le sens où il donne des renseignements sur la manière de vivre des Inuits de la région de Coppermine avant les années 50 et donc, lorsqu'ils étaient peu en contact avec la civilisation occidentale. Même si l'avis du père Buliard qui a le mérite d'avoir vécu parmi eux (mais en homme blanc prêtre, un peu à part donc) est assez cru, on apprend pas mal de choses sur ce petit peuple du Nord. Mon avis est que le père Buliard avait trop un regard d'éclésiastique qui avait une mission à remplir (celle de fonder une mission) et non celui d'un homme qui doit s'intégrer pour étudier de la manière la plus neutre possible. A plusieurs reprises, Buliard cite Rasmussen lui-même pour justifier ses affirmations sur les Inuits. Il serait intéressant de vérifier les propos de l'ethnologue-explorateur pour avoir les phrases complètes et confronter vraiment les deux avis. Une chose qui m'a rassurée dans la deuxième partie du livre a été de constater que l'implantation de la mission avait vraiment du mal. Pendant les 10 ans de travail de Buliard, les Inuits ont été assez peu à l'écoute de la religion chrétienne, sachant retourner leur veste quand bon leur semblait et étant complètement détachés des prières et des messages de la religion catholique. A mon sens, c'est plus la civilisation qui a mis en péril leur culture que la religion. Autre détail d'intérêt: même en ce lieu reculé, la compétition entre les "Eglises" fait rage: Buliard est souvent en concurrence avec les pasteurs anglicans... Malgré tout, Buliard semble avoir lié amitié avec nombre de ses paroissiens et c'est ce qui restera de positif dans l'ouvrage !

  • "Petit guide médical pour le voyage"

    Auteur ~ Emmanuel Cauchy

    Style ~ Guide médical

    Thème ~ Randonnée, Trek, Soins, Médecine

    Année ~ 2009

    Résumé ~ Comme son titre l'indique, c'est un guide médical de premier niveau pour ceux qui veulent partir en voyage. Inutile de l'emmener avec vous: en plus d'être lourd, la seule conclusion en cas de problème sérieux sera d'appeler l'assistance pour vous évacuer. A l'inverse, il peut être bien de le lire avant de partir et de retenir les éléments essentiels qui ne sont pas très nombreux. De plus, le livre est ponctué de pas mal de fautes d'orthographes qui se remarquent assez bien. Je pense que ce bouquin ne remplace pas une formation premiers secours... Donc, à emprunter à la bibliothèque et à lire avant de partir, mais c'est tout !

  • "Le macroscope"

    Auteur ~ Joël de Rosnay

    Style ~ Politico-scientifique

    Thème ~ Système, économie, vivant

    Année ~ 1974

    Résumé ~ Voir cet article.

  • "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine"

    Auteur ~ Eduardo Galeano

    Style ~ économie, politique

    Thème ~ Colonisation, Amérique Latine

    Année ~ 1971

    Résumé ~ Voir cet article détaillé.

  • "Un sauvage exil"

    Auteur ~ Alain Kerjean

    Style ~ Récit biographique

    Thème ~ Amérindiens, Yanomamis

    Année ~ 1988

    Résumé ~ Ce livre relate l'histoire de Jacques Lizot chez les Indiens Yanomami, au sud du Vénézuela. La vie de Jacques Lizot est particulière: il est ethnologue du collège de France en mission permanente depuis 1968 ! Il a vécu en immersion totale chez ce peuple isolé dans la forêt. Lizot est un personnage à part entière mais il a le mérite d'avoir su se fondre dans le peuple qui a fini par l'accepter. Son regard est bien celui d'un ethnologue neutre: il n'hésite pas à souligner le caractère un peu insistant de certains des indiens et également la violence qui règne parfois dans le camp (surtout pour des histoires de gonzesses). Le passage sur la prise d'hallucinogène est particulièrement intéressant: on est dans l'expérience de communion totale entre tous, c'est difficile à décrire. A noter que les drogues des indiens Yanomami sont puissantes mais pas du tout addictives. Elles sont intégrées dans les rites sociaux et font partie de la vie du groupe. Lizot, s'emporte volontiers et à juste raison (c'est mon avis) contre les missionnaires qui tentent d'occidentaliser les indiens. Lizot est-il encore un occidental ? J'en doute mais c'est tant mieux pour lui et surtout pour les occidentaux car voici un regard neuf sur notre civilisation, au travers de celui d'un autre petit peuple: les Yanomami !

  • "Ultima Thulé"

    Auteur ~ Jean Malaurie

    Style ~ Documentation, Chronologie

    Thème ~ Inuits, vie polaire

    Année ~ 2000

    Résumé ~ Lire ici mon résumé.

  • "The Lord of the Ring: The Fellowship of the Ring"

    Auteur ~ John Ronald Ruel Tolkien

    Style ~ Fantasy

    Année ~ 1954

    Résumé ~ Je ne vais pas résumer ce chef d'oeuvre... Juste pour dire que je me suis attaqué à la version originale du texte (English). Très bon mais nécéssite un recours assez systématique à un dictionnaire pour bien saisir toutes les nuances du style et de l'expression britannique.

  • "Cinquante ans chez les indiens Dènes"

    Auteur ~ le père René Fumoleau

    Style ~ Pensées quotidiennes

    Thèmes ~ Amérindiens, Canada

    Année ~ 2001

    Résumé ~ Le père Réné Fumoleau est un français qui a été nommé prêtre, à 26 ans (en 1952). Il a été envoyé dans le diocèse du Mackenzie, dans le territoire des Dènès, à Fort Good Hope. Il a longuement séjourné dans les Territoires du Nord-Ouest et a donc vécu les changements auxquels a été confrontée la nation autochtone des Dènès. Il a étudié minutieusement leur culture, leurs racines et leur histoire tout en vivant auprès d'eux. Le livre se lit comme une suite d'anecdotes remplies d'humour, de sagesse et de poésie qui ont rythmé la vie de ces indiens. L'ensemble se lit d'une traite tant il est complet. La vision qu'en retire le lecteur est assez intéressante: on comprend bien à quel point les dènès ne sont pas dupes des manoeuvres des occidentaux et comment ils peuvent tourner certains évènements à la dérision. Il ressort une grande sagesse et des moments riches de ce peuple. Avant de lire l'ouvrage, j'avais quelques appréhensions: en règle générale, la vision d'un homme d'Église, missionnaire qui plus est, est souvent tronquée, arbitraire et pleine de préjugés. Mais, dans le cas du père Fumoleau, c'est complètement différent. A travers son livre, c'est le peuple Dènès qui s'exprime pleinement et à aucun moment on ne sent de jugement ou de vision fermée. Très bon moment à lire ce livre qui a transformé mon opinion sur ce missionnaire du bout du monde, empli de sagesse.

  • "Nomade du Grand Nord"

    Auteur ~ Kim Hafez

    Style ~ Récit autobiographique de voyage

    Thèmes ~ Kayak de mer, Polaire, Scandinavie, Groënland, aventure

    Année ~ 2003

    Résumé ~ Après avoir réalisé l'exploit de traverser le Canada en canot (cf Unghalak), Kim Hafez retourne chez lui en France avec son chien. Au bout de quelques temps, l'envie de repartir à l'aventure se fait sentir. Il décide de partir dans une nouvelle expédition avec son nouveau compagnon. Cette fois, c'est à bord d'un kayak de mer bien chargé qu'il se met en route vers le grand nord de l'europe... Pendant trois années, de 2000 à 2003, il se balladera à travers l'Europe du Nord, le Groënland pour terminer au Canada. Cette expédition qu'il a du modifier plusieurs fois au cours du temps face aux obstacles météorologique ou administratifs a été une expérience éprouvante mais riche de sensations. Son périple commence prè de Paris sur la Seine qui lui permet de rejoindre les côtes normandes où les conditions de mer sont si dures qu'il doit abandonner... quelques jours ! Il reprend sa route là où il l'avait laissée et réussit à rejoindre les pays-bas et leurs canaux. De fil en aiguille, il remonte ce chemin jusqu'en Allemagne pour rejoindre la mer Baltique. Si on regarde une carte du coin, on s'aperçoit que le lien par la mer entre le Danemark et la Suède est souvent proche de rivages ou d'îles. Ce qui lui permet d'atteindre enfin la Scandinavie. Il suit ensuite la côte Est de la Suède qui le mène sur la terre ferme à Haparanda, à la limite de la frontière finlandaise. Il hiverne dans une ferme d'élevage de chiens de traineaux où il conduit des touristes, ce qui permet de remplir la caisse de bord. Son objectif initial de poursuivre par la Russie est dévié par les problèmes administratifs (il n'a pas de visa pour ce pays) et il se dirige vers le Cap Nord pour enfin descendre par la côte Nord-Ouest de la Norvège (Lofhoten). Il hiverne près de Bergen où il travaille dans une usine de poissons. Par le grand des hasards, des rencontres vont lui permettre de partir au printemps suivant vers le Groënland sud en partant à bord d'un chalutier appareillant depuis la Norvège (un truc super rare) qui le dépose dans les glaces au sud d'Ammassalik. Au cours de sa remontée vers Narsaq, il chavire et frôle la mort. Enfin, il rattrape un village et part, sans son chien sur un cargo islandais vers le Canada, à proximité d'Halifax où il retrouve Unghalak. Il hiverne près du golfe du Saint Laurent. Tout au long de ce périple, il rencontrera des gens divers et variés, certains l'aideront, d'autres l'écouteront. Le fait de voyager avec un animal dans une embarcation aussi fragile qu'un kayak de mer est une démarche pour le moins atypique. Ce récit est celui d'une véritable quête. A noter qu'il n'a jamais payé un seul sous pour dormir sous un toît. La description des paysages et les quelques photos illustrées dans l'ouvrage montre à quel point la beauté de la Nature est toute puissante dans ces lieux où la marque de l'homme est peu présente. On sent également que le personnage a muri par rapport à son aventure précédente et qu'il ressent le manque d'une présence amoureuse pendant les épreuves. L'ouvrage se lit pratiqument d'une traite. Comme d'habitude, les cartes permettent de mieux se situer et de comprendre la géographie des lieux. Rien que pour la route effectuée, je tire mon chapeau à l'auteur. En temps ordinaire, je n'achète que peu de livres (la bibliothèque municipale étant mon pourvoyeur préféré) mais, l'esprit de la maison d'édition transboréal qui donne un espace de parole à ces aventuriers et leur permet de financer leurs voyages m'a convaincu de participer à la hauteur de mes moyens à cette aventure et d'acheter le livre de Kim Hafez. Je vous recommande de faire de même: vous passerez un très bon moment à le lire...

  • "Québec sauvage"

    Auteur ~ Marc Poirel et Catherine Raoult

    Style ~ Documentaire

    Thèmes ~ Nature, Canada, Inuits

    Année ~ 1993

    Résumé ~ Cet ouvrage est une vision de la Nature dans la belle province. Il est abondamment illustré par des photographies de qualité qui permettent de se rendre compte de la beauté des paysages. Il nous parle de phoques, de pêche, de fous de bassan, de rorquals et autres baleines, de forêt boréale et également des autochtones des lieux: des Inuits et des indiens Attikamek, entre autres. Il tente de véhiculer un message orienté écologie, respect de la Nature et des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, une vision assez novatrice pour l'époque. Il se lit assez rapidement et j'ai apprécié la richesse des illustrations. A noter que j'ai vu Marc Poirel lors d'une de ses conférences en France pour Connaissances du Monde.

  • "Dix chiens pour un rêve"

    Auteur ~ François Varigas.

    Style ~ Récit autobiographique de voyage

    Thèmes ~ Expédition polaire, Inuit, Chiens, Traineau, île de Baffin, Dew Line.

    Année ~ 1983

    Résumé ~ François Varigas part avec ses 11 chiens et son traineau conquérir le grand Nord Canadien un beau matin d'avril 1982. Son voyage de près de 7000 kilomètres le fera partir de Frobisher Bay (appellée maintenant Iqaluit) au sud de l'île de Baffin (Nunavut) jusqu'à Dawson City dans le Yukon , à proximité de la frontière avec l'Alaska. Et quel voyage ! Plusieurs fois, il frolera la mort dans le blizzard et les tempêtes de l'arctique canadien ce qui fait vraiment un grand contraste avec le récit de Nicolas Vannier où l'on ressent beaucoup moins la présence de la faucheuse dans ces éléments déchaînés. Ainsi, pendant toute une année, il franchit les étapes clairesemées entre les stations de la ligne Dew et les villages Inuit puis indiens. Ces arrêts lui permettent de lier d'amitié avec les autochtones pour qui l'image du traineau ravive les flammes du passé. Sur cette nostalgie, mon analyse est mitigée ! Vue de nos chaumières européennes, on se demande souvent pourquoi les Inuits abandonnent leur culture et leur mode de vie et pourquoi, s'ils sont si nostalgiques du passé, ne tentent-ils pas de s'y remettre. Ma réponse n'est sans doute pas complète mais j'y vois sensiblement la même chose que notre nostalgie par rapport à l'automobile ancienne: c'est toujours quelquechose qui attire le regard, c'est différent, ça fait rêver les jeunes et pleurer les anciens. Le traineau à chien est, sans doute, pour les Inuits quelquechose qui est similaire à l'automobile ancienne chez nous. Voici le parcours de François Varigas durant cette aventure: Iqaluit, Igloolik, Artic Bay, Igloolik, Hall-Beach, Pelly-Bay, Gjoah-haven, Jenny-Lind, Cambridge-Bay, Coppermine, Fort Franklin, Norman Wells, Fort Good Hope et enfin, Dawson City. Quelle tristesse on ressent lorsque la prophétie des Inuits qu'il rencontre à Igloolik (les chiens à poils blancs se révèlent moins résistants au froid) s'avère finalement se réaliser lorsque deux des chiens doivent abandonner l'aventure, complètement épuisés et non-récupérables. Quelques anecdotes: lors d'une tempête, la loi de l'emmerdement maximum fait surface: pendant qu'il tente de monter sa tente, un ours polaire surgit ! Il se prépare à se défendre et, avec le vent, la tente s'envole sur l'ours qui fuit... Sur la forme, le livre a été écrit par Jean-François Chaigneau. Il est assez facile à lire et il est accompagné de quelques photos assez impressionantes, notamment celles qui sont prises dans la nuit polaire ! Un bon livre: le récit d'une véritable aventure...

  • "Mes aventures polaires"

    Auteur ~ Paul-Emile Victor

    Style ~ Récit autobiographique

    Thèmes ~ Expédition Polaire Françaises, Charcot, Terre Adélie, Inuit, Groënland

    Année ~ 1975

    Résumé ~ Il s'agit d'un récit chronologique des voyages et expéditions de Paul-Emile Victor (PEV) dans les milieux polaires car il a aussi bien posé le pied sur la banquise arctique et le groenland ainsi que sur le continent antarctique. J'ai trouvé ce bouquin chez Emmaüs, ce qui explique la date de publication. Le livre est prenant et facile à lire. Il revient sur les débuts de PEV: comment il se décide à partir pour le grand nord après avoir appris sa nomination à Madagascar; comment il rencontre Charcot; comment il débarque au cours de l'année 1937 dans le groenland et hiverne avec les esquimaux et 1 tonne de petits pois ! Certains passages font un peu peur, notamment lorsqu'il raconte ce que signifie la "famine" chez les esquimaux (une vieille Inuit lui apprend qu'elle a dû manger de la chair humaine pour survivre). Ou encore l'anecdote avec les chiens qui, devenus inutiles à cause d'un allègement du convoi au cours du périple sont abattus et distribués aux autres. Cela contraste toutefois avec l'indéniable attachement de PEV pour ces animaux qui n'hésite pas à les ramener en France après l'expédition. Dernière anecdote avec les chiens: au cours d'une expédition au groenland, dans les moments difficiles, seules les chiennes démontrent une volonté inflexible à avancer... et pour cause, à peine arrivées à bon port, elles mettent toutes bas en même temps ! Peu de temps après, la deuxième guerre mondiale se déclenche et PEV réussit à rejoindre les USA non sans mal et travaille dans un corps expérimental de recherche en milieu polaire. A la fin du conflit, il se lance dans l'aventure des Expéditions Polaires Françaises et là, les missions s'enchaînent pendant les années qui suivent, toutes pleines de surprises et de révélations scientifiques importantes. Par exemple, PEV mentionne son intuition que dès 1937, la masse de l'inlandsis groenlandais diminue. J'ai appris également que la masse de la glace présente sur le continent antarctique est colossale: l'épaisseur de glace mesure parfois plus de 4000m (4km quoi). La fin du livre offre pourtant des conjectures qui, avec le recul semblent bien fantaisistes mais qui, à mon avis, ne sont heureusement jamais arrivées. En effet, PEV annonce qu'il est probable que dans quelques années (on est en 1975), les être humains colonisent les milieux polaires en construisant des villes sous dôme, en implantant des pistes et des moyens de locomotion qui permettront à des personnes de vivre quasiment comme en France. Il mentionne également les incroyables ressources qui s'y trouvent et suggère des les exploiter du mieux possible. Son opinion se comprend assez facilement car les EPF ont été une véritable expérience d'apprentissage et même de mise en place d'une vie polaire pour des scientifiques qui n'en restent pas moins des hommes. Mais mon avis est un peu différent: le monde polaire reste un des seuls endroits sur terre où comme PEV le cite très bien, les hommes n'ont pas imposé leur trace :Si, pour conclure, je considère les années et les siècles sur lesquels s'étendent la découverte, la conquête, la prise de possession par l'homme des régions polaires, je constate qu'ils sont vierges de toute ombre, alors que la découverte puis la prise de possession des autres parties du monde ont donné naissance aux pages les plus sanglantes de l'histoire de l'humanité.. En fait, il existe des traces mais comme elles ont été réalisées par des chasseurs-cueilleurs, elles sont forcément discrètes...

  • "Sous l'aile du grand Corbeau"

    Auteur ~ Emeric Fisset

    Style ~ Récit autobiographique de voyage

    Thèmes ~ Kayak de mer, Vancouver, Alaska, Chien de Traineaux,

    Année ~ 1995

    Résumé ~ C'est la suite de "Dans les pas de l'ours". Cette fois, Emeric Fisset part de Seattle pour une aventure de folie: rallier l'Europe en passant par le détroit de Béring. Il commence à pied jusqu'à Vancouver puis achète un kayak de mer et navigue le long de la côte de la Colombie-Britannique et de l'Alaska jusqu'à Anchorage. Ensuite, un petit bou à pied (enfin pas si petit) jusqu'à Saint-Michael et il hiverne en apprenant à manier le traineau à chien avant de s'embarquer sur la banquise. C'est plus un récit de perception, de sentiment, de vécu qu'un récit technique. Emeric Fisset est motivé par les contacts humains et même si son aventure ressemble à une progression en solitaire, le livre nous montre bien à quel point il n'en est rien. Je trouve que tout ça rend l'ensemble très authentique. Petite anecdote, au cours de son passage en Alaska, avant de se lancer sur la banquise, Emeric Fisset mentionne la lecture d'un récit tiré du Reader's Digest de novembre 1993 qui évoque l'aventure d'un jeune couple en Alaska. Ce récit est intitulé "Un séjour arctique". Incroyable ! J'ai lu le même texte à la même époque (j'étais encore adolescent) ! Je m'en souviens particulièrement bien tant il m'a marqué. L'histoire est assez simple mais elle est un peu le rêve de toutes ces auteurs que je lis en ce moment: un couple part seul en Alaska et y passe l'hiver entier, loin de tout, de l'agitation du monde. Ils construisent une cabane et partent chasser pour se nourrir. A l'époque ça m'avait semblé tellement hors du commun...

  • "L'enfant des neiges"

    Auteur ~ Nicolas Vanier.

    Style ~ Récit autobiographique de voyage

    Thèmes ~ Canada, Colombie Britannique, chiens, cabane, lac, baribal, Stirkine River, Dawson, Whitehorse

    Année ~ 1995

    Résumé ~ Cette histoire vécue retrace l'expérience de voyage de Nicolas Vanier en Colombie Britannique au cours de l'année 1994 en compagnie de sa femme et de sa fille âgé d'un peu plus d'un an. Le livre décrit une première progression à cheval des environs de Prince George jusqu'à un lac perdu dans le parc provincial de Tatlatui (ça doit être celui-là). Ils y passent ensuite quelques mois dans une cabane construite de leurs propres mains en compagnie de toute la meute de chiens qui y arrive en hydravion. Enfin, au cours du mois de janvier, ils partent pour atteindre Dawson via Whitehorse. Le récit est riche en anecdotes sur la vie dans le Nord, l'éveil de la petite fille par rapport à son environnement. C'est aussi une véritable aventure eu égard aux obstacles qui se sont dressés devant la petite famille: rivières infranchissables, attaque de grizzli, embacle partielle des cours d'eau qui rend la progression risquée, progression dans un pack impressionnant, etc... On ressent assez bien les émotions que Nicolas Vanier veur faire passer: admiration pour la Nature, fascination pour les traineaux à chiens et surtout la meute et les déplacements qui vont avec, liens familiaux renforcés par l'épreuve. Et puis qui n'a jamais rêvé d'avoir une cabane isolée de tout, perdue au fond des bois sans contact avec la "civilisation" ? Même si le livre est loin d'être technique, on y apprend quelques éléments de base (la gestion des ours, comment avancer avec un traineau et tous ce qui est relatif à la logistique que ce mode déplacement implique, comment gérer le froid et les éléments, etc... Pour ma part, j'ai passé un excellent moment à lire cet ouvrage.

  • "Mémoires glacées"

    Auteur ~ Nicolas Vanier.

    Style ~ Récit autobiographique de voyage

    Thèmes ~ Canada, Yukon, polaire, chiens, indiens, mongolie, Evènes

    Année ~ 2009

    Résumé ~ Ce livre est un ensemble d'anecdotes d'aventures qui sont arrivées à Nicolas Vanier durant toute sa carrière de voyageur du froid. Certaines sont très marrantes (pour une fois qu'on parle d'un truc dont ne se vantent jamais les aventuriers mais qui nous concerne tous: comment faire caca ?), d'autres plus techniques, d'autres plus personnelles. Ce livre est facile à lire et permet de brosser un portrait sans doute fidèle de Nicolas Vanier. Il permet également de savoir ce qu'il a fait durant sa carrière. Du coup, ça m'a donné envie de lire d'autres livres de cet auteur/aventurier.

  • "Anges et Démons"

    Auteur ~ Dan Brown.

    Style ~ Roman policier

    Thèmes ~ Galillée, Eglise, Science

    Résumé ~ OK, c'est du cuit et re-cuit mais je ne connaissais pas l'histoire et ce livre était à ma portée. J'ai essayé de faire attention de ne pas tomber dans le piège du: "je ne peux pas m'enpêcher de continuer à lire". Mais il faut bien reconnaître que j'ai échoué en partie. Le style est léger, ça se lit sans aucun effort. Le scénario est assez bien conçu, l'histoire bien ficelée. Mais ce genre de livre ne marque pas plus que ça: on passe, certes, un bon moment, mais il n'y a plus rien dans les tripes dès qu'on l'a refermé.

  • "The Debian GNU/Linux FAQ" (version 4.0.3)

    Auteur ~ Debian FAQ Authors

    Style ~ Documentation technique

    Thèmes ~ Debian, GNU/Linux !

    Résumé ~ Excellente publication, un style léger et tout ça... Non, en fait, c'est de la doc technique. Le projet Debian est très intéressant et cette année, j'ai décidé d'étudier sa documentation. La FAQ Debian est assez riche et m'a permis d'apprendre certains trucs (sur aptitude et update-alernatives par exemple). D'autres lectures Debian viendront. En tout cas, la FAQ Debian fait 86 pages A4 à lire... et j'ai tout lu !

  • "A Brief History of Debian" (version 2.8)

    Auteur ~ Debian Documentation Team

    Style ~ Computer litterature

    Thèmes ~ Debian, GNU/Linux !

    Résumé ~ Une histoire forcément passionante du projet Debian. On apprend comment tout à commencé. Ce document assez court (21 pages) explique comment la distribution a évolué depuis ses débuts et il est très instructif. On comprend mieux quels sont les fondements du projet et tout et tout. Si vous avez quelques minutes à tuer, ça peut vous faire passer un bon moment.

A suivre:

A trouver pour plus tard:

Posted sam. 09 avril 2011 14:27:34 Tags:

Hack the Kindle3

If you read my 2010 book list, you can see that I have achieved my objective ! Actually, I have quite improved the number of books read over a year. As I am now a better reader, I think it was the time to try the eInk concept. When you read lots of book over a year, you need room in your bookcase to store them, even for a short period of time. With en ebook reader, your whole collection can be stored on common mass storage devices. But the reader device needs to be good. That is what I searched...

Finding an ebook reader:

It was nearly a nightmare because I tried to find the perfect solution ! Here were my needs:

  • A decent size in order to read "papers" with a small pocket book format. So 5" are excluded !
  • A good eInk display (so eInk Viz or Pearl and not SiPix which is too much grey).
  • Hackable device with GNU/Linux on it.
  • Something that could be open source.
  • A provider who is not a censor !!
  • A fair price.

I first found 3 competitors:

  • Cybook Orizon: A french ereader builder... But the price is very high for what you get ! After searching, I found that it was nearly a rebranded Oyo reader (nearly the same hardware but different container). Furthermore, the fimware were not directly downloadable from Cybook, even if they have a real tradition of releasing their source code. I did not have a way to know if it was an hackable device...
  • Oyo Reader: You can buy it on the french libraries (private) called: France Loisirs. The design is great, price is low (about 150€). The screen is capacitive. After trying an exposed model, I found that the screen was more grey than white (SiPix screen), affecting the reading comfort. But it is an hackable device.
  • Fnac Book: Well, it is a pure rebranded oyo reader that is sold about 50€ more because it has 3G access. So, the Oyo was better (I don't own a cell phone so, I don't need 3G just to order some books).

But as I searched, I finaly back to Amazon Kindle3 for the following reasons:

  • Even if Amazon is a real censor, the device is hackable (well, it's hard to do but it's feasable).
  • The price is really low, even if you order it from Amazon.com (it was not sold by amazon.fr).
  • The screen (eInk Pearl), is excellent: good contrast and "fast" sync.
  • Great electric autonomy.
  • You can have a root access.

After one month of search I finally order the Kindle.

About the Kindle3:

Well, price was really low, lower than Oyo reader. I ordered it on january and, as everybody was trying to get the same device at the same time, I received it about one month later !!! But the device is really cool: the eInk display is really pleasant. My eyes don't need any glasses at all when I read on the Kindle3 ! The screen is by far less aggressive than LCDs. I don't order a cover for it because I thought it would be funnier to make it by myself (see photo below):

Kindle Home Made Cover

For the moment, my only goal is to read a maximum of public domain books. In France, we've got a large choice of those. I found the same books I used to read during my studies (the classicals): Maupassant, Balzac, Verne, Voltaire, Rousseau, etc...

Two sites do a great job to provide french books in the public domain:

With this new toy, I've completely explosed my number of read books in less than two month. Here is the list:

  • Les fables (Jean-de-la Fontaine).
  • Contes d'aventures (Arthur Conan Doyle).
  • Contes d'entre chien (Arthur Conan Doyle).
  • La machine à désintégrer (Arthur Conan Doyle).
  • Quand la terre hurla (Arthur Conan Doyle).
  • Le C en 20 heures (Livre framabook).
  • Contes merveilleux (Frères Grimm).
  • Contes du jour et de la nuit (Guy de Maupassant).
  • Contes de la bécasse (Guy de Maupassant).
  • Clair de Lune (Guy de Maupassant).
  • La maison Tellier (Guy de Maupassant).
  • Mercurial: The definitive Guide.
  • Croc-Blanc (Jack London).
  • Une invasion sans précédent (JAck London).
  • Dans l'abîme du temps (Howard Phillips Lovecraft).
  • La machine à explorer le temps (H.G. Wells).
  • J'accuse (Emile Zola).

Those 17 books are only public domain or free/Libre books. So far, I've never activated the wifi connexion on my Kindle ! I don't need it. I simply push the books found on the web via USB. 17 books in two month compared to about 23 a year ! But I am sure that there is a new toy effect and that I am not going to read so much during the next months.

The real problem of the Kindle as a user point of view is the lack of ePub files support. It is a waste of time to convert from ePub to mobi with calibre even if you can do multiple conversions with a single click. Furthermore, the Kindle is made as a black box from Amazon: everything is easier if you try the amazon way. You have to connect to wifi in order to register your device. If you don't own a Wifi connexion, you can't change the time. Some menus are shown only if you are registered, etc... But you can use your Kindle as I do: after all, it is an ebook reader. You are not forced to use the Amazon Selling Interface.

There is another problem: PDF files have to be formatted to be read on a 6" device ! Generally, PDF are build from A4 or A5 documents. In this format, you really can't read them on a so small device: PDFs cannot really resized, even if the Kindle can zoom it. My guess is that PDF sized to something about 6" diag can be read directly with the same comfort than ebook files.

Hack the Kindle3:

Despite the reputation of Amazon ("1984" remote content removal) for its non open policy, the Kindle3 is quite "open" to hacking. The operating system is left nearly untouched: it is a GNU/Linux system, driven by busybox. What is really protected is the Java "Framework" of the Amazon application (even if it is a small capacity device, the main program runs under Java). It is hard to find a way to grab a root shell but once done, you can do whatever you want, there is no real "DRM" system on the operating system.

Why should we hack this machine ? For Amazon it is a more convenient way to sell ebooks. Butas a point of view, I think it is the hardware that is really cool ! A great screen, quite a few power with the ARMv6 CPU (Freescale iMX353 @ 533Mhz), 3GB of user space, Wifi and USB connexion, a (nearly) complete keyboard. It's size is quite small compared to paper agenda or pocket books, it weights really nothing compared to a laptop and furthermore, it has great autonomy. Nice device ! It could replace nearly everything that needs to be read or printed on paper:

  • books
  • agenda (with network synchronisation)
  • newsreader
  • RSS Feeder
  • email reader (even answer with the limited keyboard)
  • light picture display device
  • cartographic display for backpacking
  • dictaphone (with the integrated microphone)
  • internet browsing
  • autonomous light and fanless server (perhaps a FreedomBox device even if it is not a plug computer !)
  • etc...

As long as you have the power to code, you can program all of those different applications. And you can see that it is not only a question of a selling books, it goes further !!!

Some hackers have already achieve the first part of the "opening" process:

  • jailbreak is a simple shell script that permit the user to add some binaries to the root filesystem.
  • Usbnetwork is a hack that derives a native debug command of the Kindle "framework" to start a SSH server (busybox modified to accept everything as valid root password) listening on network over USB.

You can download all of them here: http://www.mobileread.com/forums/showthread.php?t=88004 .

With those programs, you can have root shell access via SSH. Then, you can try to open a terminal with kiterm.

What should be better implemented is a way to deal with the screen. For the moment it seems that there is only a framebuffer (no Xorg).

Build applications:

When you have root access via SSH, you can put and execute applications on the Kindle. You need a cross compiling toolchain to produce arm binaries from an x86 platform (GCC is not embeded on the Kindle).

You can use the Emdebian toolchain. I've found a good article on how to install it and there is an official documentation too. As I am far from a cross compilation hacker, I managed to compile an hello world C program and run it with my root access. Non-static programs are hard to port because there is a real difference between glibc on the Kindle (2.5) and the version of Emdebian which is eglibc 2.11. But I am just a newbie and my goals are the following:

  • Compile kiterm code and make it run on the Kindle (so far the binary I try to compile crash !).
  • "Port" Newsbeuter and Mutt on the Kindle and use them with kiterm !

For the moment I have to deal with glibc errors !

Making KDK applications:

There is another way to produce applications: you can use the Kindle Developement Kit from Amazon. But you have to apply for registration and Amazon can decide whether or not you can be part of the program. Those "native" applications are called Kindlets. Indeed, the objective is focused on money and not on generating the best applications as you can read in the contract. That is why there are no really free/Libre software on the Kindle that uses KDK.

But even if you are not a registered KDK developper, it seems that you still can use it ! A developper managed to understand how to achieve this ! It seems to be not so complex as he states here. He already made two "Kindlets": KIF and Mangle, a manga reader.

Conclusion:

The Amazon Kindle is just a (normal) computer with a particular screen. We have the right to use that screen as we want. By porting new applications like traditional Internet communication softwares, we will make this ebook reader a little more than expected...

Posted sam. 09 avril 2011 15:21:34 Tags:

My bike is not a B'Twin (part 3)

Un petit retour sur la bicyclette que j'utilise (quasiment) tous les jours...

Après plus d'un an d'utilisation forcenée, voici les principaux évènements:

  • Récemment, un bon bris de pédale... Je ne croyais pas ça possible de briser en deux une tige de métal à force d'appuyer dessus ! Pourtant, la cassure est presque nette. C'est arrivé d'un seul coup, en haut d'une côte alors que j'étais presqu'arrivé à la maison ! Maintenant, j'ai donc deux pédales identiques et je suis un pro de l'ajustement de leurs roulements.

    Bris de pédale

  • J'ai changé les pneus: j'en ai trouvé des vraiment pas chers (à 8€ pièce). Ils sont forcément faits en chine mais vu le buget, ça s'explique ! J'ai donc chaussé mes jantes avec et j'en suis satisfait. Faut dire que les anciens étaient bien craqués et qu'en plus, j'avais atteint l'usure complètement de la bande de roulement (on voyait le coutchouc noir présent à l'intérieur depuis l'extérieur).

  • Je me suis équipé d'une béquille. Le choix de cette dernière a été un grand moment: j'ai vraiment galéré pour trouver un truc pas trop long, qui se fixe correctement et qui est ajusté pour que je puisse pédaler sans frotter sur la béquille. Après avoir essayé un modèle de chez Décathlon, je suis sûr que mon vélo ne pourra jamais accepter le moindre truc de chez eux: malgré les mesures effectuées en magasin, la béquille ne pouvait pas être montée. Il m'aurait fallu usiner un de ses bords, chose que je me suis refusé à faire. Retour à l'envoyeur... J'ai fini par trouver un modèle qui va bien. De temps en temps, je suis obligé de la réajuster: la pédale finit par butter dessus... Pas parfait mais ça se gère !
  • au niveau des freins, j'ai installé ceux que j'avais récupéré sur un vélo des années 70 qui était à la décharge. L'intérêt de ces nouvelles machoires, c'est la légèreté et aussi le fait qu'elles sont en aluminium et non en acier: elles ne rouillent pas, ce qui était le cas des anciennes. Bien entendu, j'ai conservé précieusement les anciennes, au cas où !
  • En ce qui concerne les jantes, après avoir trouvé le bon outil pour démonter la roue libre, j'en ai monté une à l'arrière qui n'était pas voilée. Je me suis également amusé à changer l'ordre des pignons. En effet, je ne peux me servir que de 3 vitesses étant donné que la course de mon antique dérailleur n'est pas assez longue pour balayer tous les pignons. J'ai donc interverti le pignon 3 avec le 4. C'est plus souple dans les utilisations. En pratique, avec 3 vitesses, je n'ai aucun problème pour monter toutes les côtes et aller plutôt vite sur le plat.
  • La dynamo a explosé ! En fait, c'est la tête qui frotte sur le pneu qui s'est littéralement usée jusqu'au bout... J'en ai monté une autre de récupération et j'ai essayé de trouver une solution au problème en fabriquant un capuchon. Mais pour l'instant, ça ne tient jamais très longtemps... A suivre !
  • J'ai fait le test de mettre un protège-chaîne mais au bout de quelques jours, je l'ai démonté. Motif: trop de bruit ! Celui que j'avais était trop près de la chaîne et malgré une bonne demi-journée d'ajustements, je n'ai jamais réussi à faire en sorte que la chaîne ne frotte pas quelque part. Pas facile...
  • Enfin, j'ai changé les garde-boues, toujours sur de la récup. Les anciens en aluminium avaient trop de jeu au niveau des fixations. Il m'aurait fallu ressouder une partie et je n'ai pas le matériel à disposition, ni les compétences. Pour adapter les nouveaux gardes-boues, j'ai dû user de la perceuse et trouver quelques bouts de métal pour les fixations. Au passage, j'en ai profité pour tout remettre en visserie au diamètre de 8, c'est plus commode pour le démontage et ça permet de ne prendre qu'une seule clef lors d'une randonnée.

Au final, voici l'engin:

Velo 2011 1 Velo 2011 2

Voici ce qu'il serait bon de faire:

  • Mettre un éclairage arrière à LED. En 3 mois d'hiver, j'ai consommé 3 ampoules arrière ! Le filament ne tient jamais... Il faut que je trouve un moyen simple et robuste de fabriquer un dispositif qui se logerait dans le phare et qui éclairerait aussi bien qu'une petite ampoule. Je sais, il y a pléthore de montages sur le web. Faut juste que je me remue un peu sur ce sujet.
  • Changer toutes les gaines de câbles et les bloqueurs. Vu l'état des miennes, ça ne ferait pas trop de mal. J'aimerai bien en prendre des blanches.
  • Changer toutes les billes des "roulements": dans les pédales, dans le cadre, sur la fourche, dans les moyeux. Après avoir récupéré par-ci par là, des restes de vélo, j'ai épuisé mon stock de billes en bon état et non marquées.
  • Après ça, peut-être une peinture !

Dans tous les cas, je totalise au moins 3000km (estimation au pif) par an. Pour un trajet quotidien de 15km, on peut facilement utiliser des pneus pourris. Du moment qu'ils ne crèvent pas à répétition. Avec le temps, 15km par jour deviennent quelquechose de tout à fait banal ! En ce qui concerne ma voiture, je me pose sérieusement la question de m'en séparer. Avec environ 5000km par an, l'assurance, le prix du carburant qui augmente... je pourrais très bien m'en passer et en louer une en cas de besoin !

PS: Petit coup de gueule contre les automobilistes qui ont du mal à comprendre qu'il ne sert à rien de vouloir à tout prix doubler un vélo pour se rabattre juste devant lui au risque de le faire tomber. Rouler sur un vélo, c'est dur: il faut actionner ses jambes et faire un effort largement plus conséquent que celui de bouger une pédale d'accélérateur ou de frein. Dans ces conditions, merci d'en tenir compte et de rester derrière un cycliste lorsque ce n'est pas possible de le doubler. Généralement, ça ne dure pas trop longtemps, et dans tous les cas de figure, je vous assure que vous allez vous remettre de ces quelques secondes perdues !

Posted dim. 24 avril 2011 10:04:45 Tags: